‹ Les origines de la religionChapitre 179 sur 219 · L: Obstupuit primo aspectu Sidonia Dido · texte numérisé non relu

L: Obstupuit primo aspectu Sidonia Dido

Æn.) 1 613.

Hic templum ingens Sidonia Dido 2 à

Condebat. , . : i Id, 1, 441:

+ Atque quidem Teucrum memini Sidona venire,

Finibus expulsum patriis, nova regna pélentem Auxilid Bel, , : ,

ae

moins comme une colonie de Tyr Pétablissement qu’elle fonda sur la côte lybienne, confondant deux traditions dont il va être parlé. Énée, après son naufrage, allant reconnaître le pays où l'avait jeté la tempête, rencontre dans une forêt, sous les traits et dans le costume dégagé d’une + M jeune Spartiate, sa divine mère Vénus, qui le renseigne | sur ce qu’il cherchait et lui raconte l’histoire de Didon : « Tu es ici, lui dit-elle, en pays phénicien, dans une « colonie tyrienne fondée par les enfants d'Agénor. Didon, « qui, pour fuir un frère, s’est éloignée de Tyr, gouverne « cet empire. Elle était mariée à Sichée, le plus riche des « Phéniciens, que l’infortunée aimait d’un grand amour : « c’est à lui que son père l'avait donnée vierge et qu’il « l'avait unie par un premier hymen. Mais Pygmalion, le. « frère de Sichée et le plus cruel des hommes, régnait à « Tyr, et la haine se mit entre les deux. Impie comme il + « était et aveuglé par l’amour de l'or, Pygmalion, sans « égard pour sa sœur, surprend Sichée sans défense ct « l’égorge secrètement au pied des autels. Longtemps il « céla son crime et, par toutes sortes d’impostures, le mé- « chant abusa d’un vain espoir l’amante désolée. Mais, dé « une nuit, l’image de son époux privé de sépulture apdé « parut en songe à Didon, le visage couvert d’une horrible « pâleur, et lui montrant l’autel ensanglanté et sa poitrine « percée par le fer, il lui déxoila le crime caché commis - « dans le palais. Il lexhorte ensuite à quitter la patrie, à « hâter sa fuite, et, pour aider son entreprise, il lui dé- « couvre de vieux trésors enfouis dans la terre, monceau « ignoré d’or et d'argent. Épouvantée par ce songe, Didon « cherche des compagnons et se prépare à fuir. À côté « d’elle se rassemblent tous ceux qui ont au cœur la haine « du tyran ou qui redoutent sa cruauté: ils se saisissent h « de navires prêts par hasard à mettre à la voile, les | « chargent d’or, et les richesses de l’avare Pyémalion sont. « emporter les mers : c’est une femme qui conduisit

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