‹ Les origines de la religionChapitre 186 sur 219 · Hist., NV · texte numérisé non relu

Hist., NV

9. Etymol. magnum : "AGTApEN dorpoy.. A 39" du To Eidoc ua ÂEÎTOL ÉXOY OVOUX GoTpou…. Éopos vap Tov Gotpwv n 0e6s. — Zonaras, Lexicon : ’Actaprn ñ Oeés n selvn.

ŸII. — ANNA=DIDON 255

naïm, avec la corne en saillie au-dessus de l'oreille #. Nous avons une autre preuve indirecte de l'identité de la déesse archigète de Byrsa et de la grande mère cornue. Dans plusieurs inscriptions découvertes à Carthage par MM. Humbert, Falbe et Scheel, la déesse en question est appelée Thanith, nom qu’on a également pu lire sur la fameuse inscription punique de Marseille, dont il sera parlé plus loin. Or, Thanith est incontestablement la même que la Tanaïs ou Anaïtis de Comane, en l’honneur de qui avaient lieu les sakæa ou prostitutions sacrées que nous avons rappelées au chapitre V de cet ouvrage. Les Grecs le comprenaient si bien ainsi, que, après avoir reporté à cette ville de Comane l’origine de l’Artémis taurique et tauropole?, qu’ils assimilaient, par conséquent, à | RE de Comane en Cappadoce et à l’Anaîïtis de la Comane Pontique, lesquelles étaient comme le dit Strabon*, une seule et même divinité, ils traduisirent par Artemidoros le nom d’Abd-Thenet ou « serviteur de Thanith » d’une inscription phénicienne trouvée à Athènes et provenant évidemment de l’Asie mineure. Thanith était donc pour eux la même que Tanaïs ou Anaïtis, comme celle-ci, la même que l’Artémis taurique. Strabon cite, du reste, en Asie mineure, une Artémis Astyra *, la même que Tanaïs ou Thanith Astarté., Or, Thanith, identifiée à Artemis dans cette partie de l'Asie, où nous avons vu qu'elle portait aussi, notamment à Comane en Cappadoce, le nom d'Enyo, était également assimilée à l’Aphrodite Ænæa, ainsi qu’on en trouve la preuve dans la déesse archigète d’Ecbatane. Cette déesse, en effet, que Plutarque nomme Anaïtis et

1. Fried. Münter, Religion der Carthager, p. 68, et Tab. Ï, 10 et 11.

#19 tabon,l. XII, C2,8, 6tc. 9, 04:

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