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Bérose Tanaïs, est appelée Ænê dans Polybe , et, comme il n’est guère possible de ne pas voir dans cette Aphrodite Ænê le type de l’'Aphrodite Ænæa des Troyens, ainsi que Movers le conjecture lui-même ?, on est, ce semble, en. droit de conclure que la Thanith-Astarté de Carthage était bien, elle aussi, une Aphrodite Ænæa,ce qui, une fois démontrée l'identité de Didon-Anna et de l’archigète de la capitale punique, devra donner la clef des singuliers rapports établis dans les quatre premiers chants de l'Énéide.
Que Didon, surnommée Elisa ou la « forte déesse * », par conséquent une Cabire, comme toutes les grandes mères divines et Astarté elle-même, ait réellement été identique à cette dernière, c’est ce qui ne saurait plus être mis en question. Le temple du milieu de la ville, dédié, selon Virgile, à Junon, qui figure ici le côté antiaphrodisiaque ou virginal de la Mère universelle, était au contraire dédié à Elisa Didon, d’après Siius Italicus :
Urbe fuit media sacrum genitricis Elissæ Manibus et patria Tyriis formidine cultumé#.
Et ce temple était bien celui de la divinité archigéte de Carthage. Les sanctuaires des dieux patrons, en effet, notamment ceux des divinité chthoniennes, se trauvaient gé-