‹ Les origines de la religionChapitre 190 sur 219 · Reines. Inscri. classe 1, n · texte numérisé non relu

Reines. Inscri. classe 1, n

7. Sur de nombreuses monnaies siculo-puniques, l’Astarté cornue est figurée avec les épis de Cérés sur le front. Friedrich Münter, Religion der Karthager, p.68, et Tab. I, 10.

8. Saint Aug. De civit. Dei,41, 3 : Berecenthia mater Deorum.

Le LA

Le

Fortune du Ciel, Bonne Déesse !, etc. Toutes ces assimilations gréco-romaines, qui semblent s'opposer et s’exclure réciproquement, s'expliquent, au contraire, très-bien par ce que nous avons dit du double courant partant de l’idée de mère, et que nous avons, d’ailleurs, constaté dans le double culte qui lui était rendu. Tandis, en effet, que les uns lui vouaient leur virginité ou se châtraient en son honneur, d’autres croyaient lui plaire au même degré en se prostituant dans ses sanctuaires. La vierge et l’hétaïre se retrouvent de même dans Didon, tout à la fois une Vesta et une Vénus volgivaga, l'hétaïre dans la dénomination d'Anna , que nous reverrons à Rome présidant à une véritable : fête des Succoth-Benoth. C’est Anna qui pousse sa sœur dans les bras d'Énée :

« O ma sœur, lui dit-elle, toi qui m’es plus chère que la vie, te consumeras-tu seule et triste dans une jeunesse éternelle? Renonceras-tu à connaître les douceurs de la maternité et les faveurs de Vénus? Que jusqu'ici nul époux, à Tyr ou dans la Lybie,n A pu fléchir ta douleur ; que tu aies dédaigné Iarbas et tant d’autres chefs que nourrit la belliqueuse Afrique, soit; mais dois-tu combattre aussi un amour qui te plait? »

.... . O luce magis dilecta sorori,

Solane perpetua mœrens carpere juventa ?

Nec dulces natos. Veneris nec præmia noris ?

Esto, ægram nulli quondam flexere mariti ; Non Lybiæ, non ante Tyro : despectus Iarbas,

Ductoresque alii, quos Africa terra triumphis Dives alit : placitone etiam pugnabis amori ? 2

Didon, jusque-là inflexible, ne succombe qu'à ce discours d'Anna :

His dictis incensum animum inflammavit amore, Spemque dedit dubiæ menti, solvitque pudorem.

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