Énéide, IV, 494, Didon, s'adressant à sa sœur, lui dit
Tu, secreta pyram tecto interiore sub auras Erige, et arma viri thalamo quæ fixa reliquit Impius, exuviasque omnes, lectumque jugalem Quo perii, SUPErTIMPONASe + + « + + »
Ergo jussa parat (Anna). .....
LR . Super exuvias, ensemque relictum
Effgiemque toro locat. 1.2 Fa
pour ÿ mourir ou vers lesquels la vengeance d’une épouse précipitait un malheureux amant. La fin de ce magnifique IV° livre de l'Énéide est, à cet ro tout à fait caractéristique :
- «Proserpinen’avaitpasenlevé encore le cheveu jaune d’or du front de Didon ni dévoué sa tête au sombre Styx. Iris, déployant dans les airs ses ailes brillantes et humides de rosée, dont le soleil opposé fait refléter les mille nuances diverses, vole et vient s'arrêter sur la tête de la reine : « Je vais, dit-elle, exécutant l’ordre qui m’a été donné, « porter à Pluton ce cheveu qui lui est dévolu, et je te « délivre des liens du corps. » Elle dit, etsa main coupe le cheveu : soudain la chaleur s’éteint et la vie se dissipe dans les airs. » © |
Nondum illi flavum Proserpina vertice crinem Abstulerat, Stygioque caput damnaverat Orco.
Ergo Iris croceis per cœlum roscida pennis,
Mille trahens varios adverso sole colores,
Devolat, et supra caput adstitit : « Hunc ego Diti Sacrum jussa fero, teque isto corpore solvo. » Sic ait, et dextra crinem secat : omnis et una Dilapsus ealor, atque in ventos vita recessit.
Dans l'hypothèse que nous avons émise du bûcher symbolique où le parèdre solaire de la divine génératrice, au terme de la période, achève sa carrière, il n’est guère possible, ce semble, de ne pas voir le dernier rayon du soleil couchant dans ce cheveu jaune d’or dévolu aux divinités infernales. Ce cheveu coupé, la vie se détache et les ténèbres de l’hémisphère inférieur, qui commence à l’occident du monde, recoivent la proie qui leur‘est dévolue. On sait que, dans la plupart des mythologies anciennes, notamment en Égypte, la région occidentale, comme sur la rive gauche du Nil, où se trouvaient toutes les nécropoles, pyramides et tombeaux, était la porte de l’enfer, l’entrée même du royaume de ce Pluton, à qui tout mort appartenait, Diti sacrum. Le bûcher de la reine de Carthage