VII. — ANNA-DIDON
dans la légende de laquelle il fait entrer une bonne partie du mythe, raconte qu’elle s’était fait faire un habit taillé de telle façon, qu’on n'aurait pu dire, à la voir, si elle était homme ou femme ‘. D’autre part, la colombe placée sur la tête du Semeior et qui prouve que, dans cette statue, 1l faut effectivement voir une Sémiramis, puisque, au témoignage de Lucien, les colombes, dans toute la Syrie, étaient consacrées à cette déesse et qu’elle-même fut changée en un de ces oiseaux?, cette colombe, disornis-nous, achève d’identifier Sémiramis avec la. Vénus Uranie. Or, cette Vénus était, ainsi qu’on l’a vu, une des dénominations de la Tirghata d'Hiérapolis et aussi un des côtés de la Vénus de Cnide, de Cythère, de Paphos, d'Amathonte, «d° Tdalie, d'Éryx, par 4 conséquent, de la Céleste de Carthage ou Anna-Didon. La plupart de ses images ou idoles*en effet, la.représentaient “ une colombe à la main ou sur la tête, comme au Semeion, et dans beaucoup de temples quilui étaient dédiés, notamment en Chypre et sur le mont Éryx, on entretenait même, comme oiseaux sacrés, des foules de pigeons ÿ. Sur des monnaies de Sicyone, la déesse est figurée sous la forme d’une colombe aux ailes éployées, et, dans d’autres mythes, on la trouve montée sur un char gracieusement traîné par des tourterelles blanches, au milieu d’un cortège de toutes sortes d’autres oiseaux qui voltigent autour d’elle4, C’é-
tait sur un char ainsi attelé que d’ Éryx elle passait en Lybie et de Lybie revenait à Éryx®, Et dans les deux colombes qui guidérent Énée vers l'entrée de l'Avérne et lui