Fastes, II
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$ 286 LES ORIGINES DE LA à
enseignèrent la célébration de tères 4 . Lâs se reliaient comme à leur point de départ et à leur conire commun les
mythes de Mars Gradivus, le Mars le plus ancien, Me
Faune, d'Evandre, de ‘la Bonne Déesse, souvent confondue avec Anna, de Faustulus, d’Acca | S la Louve, Lu-
pa et Luperca, et du figuier sauvage appelé Ruminal, Fa
l'ombre duquel da Louve allaita les deux frères. « Cette idée des jumeaux, dit Preller *, esttrès ancienne, pHsote le mont Palatin tirait d’eux son nom de Germalus et qu’on les retrouve dans les mythes d’autres villes latines, notamment à Préneste et à Tibur. Les Lares publics de Rome étaient représentés dans toute la ville comme deux frères Jumeaux, de sorte que Romulus et Rémus pourraient bien n’avoir été, à l’origine, que les lares ou Zndi- HS de la vieille cité Palatine. » C'était enfin au Palatin que se trouvait le symbole sacré de la cité, le mundus, où
chacun des premiers citoyens avait enfoui une motte de
terre de son champ, et que toutes les curies (curiæ veteres) se réunissaient, chacune à son foyer particulier, pour l’accomplissement des Rice en commun et des devoirs c1-
viques. de Tour , dé
Néanmoins, le Palatin, qui a été le point de
part de
la cité romaine proprement dite, ce que nous aol FX. RS
dans Moi langage actuel l'État romain, ne figure, cLoyons-nous, que la première étape de la race latine dans la voie du patriciat, à à sa sortie de l’hétairisme. Là s’est opérée, une sorte de transaction entre des éléments opposés, les uns sabins, don organisme plus pur, les autres latins, mélangés de sémitisme, et de la rencontre des deux courants est issue la Rome palatine, où se sont groupés et systématisés des souvenirs complexes venus d’ailleurs,
avec prédominance, toutefois, des souvenirs latins modi-