‹ Les origines de la religionChapitre 211 sur 219 · VIL — = ANNA RENE · texte numérisé non relu

VIL — = ANNA RENE

| qui commence à la mortde Rémus, par PERS de l'Aventinet l'établissement de Romulus sur le Palatin, se ComM—. 7 plète par le traité d'alliance conclu au Comitium entre Romulus et Tatius, et Pagrégation au Sénat romain de cent nONNERUES sénateurs d’origine sabine. Quoique les souvenirs réligieux dont il à été parlé plus haut, comme ceux de Mars et des Pénates, soient rattachés à la colline: Palatne,

nous Savons qu "ils étaient tous originaires d’Albe, où on les retrouve, e d'où venaient les deux frères Jumeaux. C’étaient don nples transportations, modifiées plus tard au contact que nous venons de dire. Mais, avant d'alshe ler se transformer sur le Palatin, le DER hétairique ou semi-hétairique des frères spurit!, nés de la Vestale Rhéa Sylvia ou Ilia?, avait eu une dernière étape sur une colline située au sus celle de l’Axk ntin, qui devait son nom, d’après la légende, au roi albain Aventinüs, enterré æ a hauteur. Là s'étaient d’abord établis les deux | frères. Rémus n’en bougea point, et Romulus, aprè tué son frère, l'y fit inhumer dans l'endroit appelé

1. Spurius serait un mot sabin désignant le pudendum PE ini es d'où son application aux, enfants qui n'ont pas de père.

2. Plutarque, Romulus, AI : « Amulius, craignant ci fille de Numitor (son frère) n'eût un jour des enfants, la fit prêtresse de Vesta, pour pêcher qu’elle ne se mariât et la ee de vivre dans le célihat. Les uns la nomment Ilia, d’autres el et quelques-uns Sylvia. Peu de temps aprés, elle se "trouva enceinte... et elle allait être trainée au dernier supplice, si Antho, fille du roi, n’eût obtenu sa grâce. » .

On est singulièrement tenté de voir dans les noms de Rhéa, Ilia et Antho, et dans le rapport où ces dénominations se trouvent avec une Vestale engendrant du dieu Mars, qui est ici pour la Vierge-Mèére, quelque chose d’apparenté avec la Rhéa phrygienne, l’Ilah kabirah (Astarté) sémitique, et l’Anâth ou Antha, féminisée d’An ou Anu,

nium ou Remoria, un nom qui parait avoir fourni celui de la Roma quadrata du Palatin. Rémus ayant été sacrifié avant la construction de Rome carrée et parce qu’il faisait obstacle à cette construction ‘, la description que nous ont laissée les historiens de la ville bâtie par les deux frères, « ville où tout le monde était recu sans. distinction et où l’on ne rendait ni l’esclave à son maître, ni le débiteur à son créancier, ni le meurtrier à son juge * », ne peut se rapporter qu’à la Remoria exclusivement latine et semi-hétaïrique de l’Aventin. C’est de l’Aventin que nous nous croyons autorisé par la nature des éléments de la légende à faire partir la fameuse entreprise de l’enlévement des Sabines, exécutée, comme le dit très justement Plutarque, non pour la satisfaction de passions brutales, « mais en vue de mariages légitimes à contracter »°, et qui eut, en effet, pour conséquence de tirer les Romains de l’hétaïrisme, en leur facilitant la constitution, sur le Palatin, d’une cité régulière, avec une famille, des pères ou patriciens, des lois et des rites sacerdotaux. Quoique les historiens de l’antiquité placent cet événement après la fondation de la Rome carrée, les uns dans le quatrième mois #, les autres dans la quatrième année * de l’établissement de Romulus sur le Palatin, il parait ressortir des circonstances qu’il se passa avant la prise de possession de cette montagne. L’enlévement eut lieu, en effet, dans le grand Cirque, entre le Palatin et l’Aventin, pendant une fête que Romulus aurait donnée, pour célébrer la découverte de l’autel du dieu Consus, et à laquelle il avait invité toutes les populations du voisinage. Le personnage de Romulus, autour duquel ont été grou-

Pinto. it, 2 PIUt. HOME

Page 1