‹ Les origines de la religionChapitre 213 sur 219 · Juges, XXI. V. le chap. III de cet ouvrage · texte numérisé non relu

Juges, XXI. V. le chap. III de cet ouvrage

3. Voici la description de cette fête, dont nous tenons le récit d'un missionnaire français qui à vécu longtemps aux îles Marquises :

On donne le nom de kayoï , dans les îles de l'Océanie, à des garcons et à des jeunes filles de quatorze à dix-huit ans que l’on réunit dans des cases particulières et séparées , suivant les sexes, pour y attendre le moment où on doit les marier. C’est toujours à l’occasion de quelque événement extraordinaire que ceci à lieu. Là, pendant les vingt ou trente jours qui précèdent la fête, ils ne sont occupés que du soin de leur corps. Se blanchir la peau est leur unique affaire, et la façon dont ils s’y prennent mérite d’être rapportée. Depuis l’aube du jour jusqu’au second crépuscule, on les voit s’oindre et se frotter sans relâche avec de l’huile de coco, du jus de pokou et de pena mêlé à l'essence de pokou, ce qui, au témoignage du missionnaire qui a bien voulu nous faire part de ces renseignements curieux, blanchit effectivement la peau la plus rebelle.

Une fois huilés et parfumés de la sorte, les uns et les autres, garçons et filles, quand vient le soir, sortent de leurs retraites et courent la campagne en chantant et en dansant, mais sans s’adresser la moindre parole. S'ils se rencontrent dans leur chemin, ils s ‘éloignent

de différents côtés “en poussant des cris et de Me éclats de rire,

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