I.— QU'EST-CE QUE DIEUŸ QU'EST-CE QUE LE TOUT
“opposition aux sept autres cabires, de facon à lui faire désigner l’orbe qui domine et englobe toutes les orbites planétaires connues des anciens, elle ne change rien à la nature du dieu, qui, abstraction faite de toute étymologie et antérieurement à toute spéculation théologique, était bien un Océan céleste. ; je
Le culte du Ciel, pris pour la masse générale extérieure, — orbis wniversus, — et non pas seulement dans la sienification plus spéciale qu'a ce mot dans notre langue, fut, du reste, le culte de toute l'humanité des premiers âges. ‘Castrén a lui-même fait l'observation qu’il n'existe peutêtre pas de peuple païen qui n’aït débuté dans la voie religieuse par l’adoration de l’espace céleste, et il eïte l'exemple de la plupart des populations asiatiques”. Maïs ce qui confirme notre appréciation du sens plus large attaché d’abord à cette idée, c’est que, dans presque toute la race finnomongolique, l'expression employée pour désigner le Ciel s'applique à tout le Divin, au Ciel proprement dit comme au reste : « Un jour que je me trouvais avec mon guide samoyède sur le bord de la mer, dit le savant auteur de la Mythologie finnoiïse, ‘je lui demandai : « Où est Nwsm (le Ciel)? » — « Là », répondit-il, en étendant la main vers la mer sombre. » Aussi, quand on divisa plus tard cette première impression en un certain nombre de dénominations de détail, les rattacha-t-on au Ciel ainsi entendu, en faisant du terme dont on le désignaït une appellation générique, qu'on étendit à Ja Terre, au Soleil, aux rivières, aux montagnes. Le mot wwim correspondit dès lors au sanscrit deva, qui après avoir été significatif du Ciel éclairé, finit par s'appliquer à chacune des catégories du Divin. Nous avons vu plus haut, par le passage cité de l’Aïtaréya Bràhmana, que les Devas, dont l’origine céleste est incontestable, étaient contenus en puissance dans les eaux primor-