‹ Les origines de la religionChapitre 31 sur 219 · Meng-Tseu, II · texte numérisé non relu

Meng-Tseu, II

4, Littéralement l’ordre ou mandat du Ciel,

sujet du céleste empire, et rien ne doït lui paraître plus étrange, ainsi que le fait observer Henri Plath*, que ee prélude d’une traduction chinoise de la Bible publiée à Batavia par les missionnaires protestants : « Au commencement, Chang-Ti créa le Thian, » c’est-à-dire, le Ciel eréa de Ciel.

Et dans l'exposé, un peu imaginé, du reste, que faït M. Maspero * du prétendu Dieu originel des Égyptiens, qui ne voit la transformation quintessenciée du complexæus physique et panthéistique dont il a té question ? Après avoir dit, en.effet, que « au commencement était le Now, l'Océan primordial, dans des profondeurs infinies duquel flottaient confondus les germes des choses», cet auteur ajoute, en s'appuyant de l'autorité du Rituel funeraire : |

« De toute éternité Dieu :s’engendra et s’enfanta luimême au sein de cette masse liquide sans forme encore et sans usage. Ce Dieu des Égyptiens était un être unique, parfait, doué d’une science et d’une intelligence certaines, incompréhensible à ce point qu’on ne peut dire en quoi il est incompréhensible. I1 est de « Un » unique, célui qui existe par essence, le séul qui vive en ‘substance , le seul générateur dans de eiel-et.sur la terre qui ne soit pas engendré ; le père des pères, la mère des mères. Toujours ègal, toujours immuable «dans son immuable perfection, toujours présent au passé comme à l'avenir, il remplit l'univers sans qu'image au monde puisse donner même ‘une faible idée.de son immensité : on le sent partout, on ne le saisit nulle part. »

M. Maspero a raison de dire que-ce Dieun'est nulle part saisi; car, nulle part «et en aucun temps, il n'a eu en

AA Religion und der Cultus der alten Chinesen, 1° partie, p. 35.

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