Fd., p
fe:
Ne # Lee + LE Le à
mus, MmOovemur el sumus. En tant que notre milieu, c’est donc lui qui nous détermine, ainsi que je viens de le dire, de sorte que, quelle que soit la part que nous y ayons par l'effet de notre réaction propre, nous sommes, en définitive, informés selon un mode correspondant à la nature même de Dieu. On peut dire jusqu’à un certain point, abstraction faite de ce qui peut appartenir à notre responsa= bilité, que ce n’est pas nous qui vivons , mais Dieu qui vit en nous : Mon ego vivo, vivit in me Deus. Le vrai monothèisme, qui n’est ni l’unité de ce qui est indivis ni l'unité de ce qui est seul et exclusif, consiste dans l'affirmation d’un Divin unique en harmonie avec la nature du sujet : tout autre monothéisme n’est qu’un mot vide de sens.
Quand la religion, épurée par la science, aura compris enfin que les vérités éternelles et nécessaires, dont la métaphysique a empâté nos esprits, ne signifient que ce que signifient les lois de la nature et qu’il n’a pu y être conclu que de ces lois ; que, par conséquent, le monde, à toutes les périodes de son évolution, étant, comme résultat nécessaire de lois nécessaires et comme produit fatal d’un enchaînement sériel de causes et d'effets, tout ce qu’il peut et tout ce qu’il doit être, la nécessité et la vérité sont naturellement posées en lui avant de l'être dans tout Dieu transcendant ; quand la religion, disons-nous, cessant d’affirmer en Dieu quoi que ce soit d’étranger à notre perception, aura renoncé à l’adoration d’un Créateur dont les œuvres, nécessaires dans leurs lois, ont pourtant été conçues dans le bon plaisir, nous aurons alors le vrai monothéisme. Alors seulement se comprendra le mystère eucharistique. Pour l'esprit, en effet, que n’a point halluciné le miracle et qui demeure fermement uni par la raison, le seul vrai lien universel, avec la cause déterminante de sa manière d’être, il peut dire en toute vérité : « Mon Créateur est à moi, et moi je suis à lui! Ego et Pater unum
+ si.
“ Rs
A co 0 TR: