NN NON, litt. complevit manum ejus. Nous dirons ulté
rieurement le sens originel de cette expression. 4. Ch. Ill et IV.
-5. Nombres III, 9 et 10.
étaient prêtres au même titre que les Aaronites proprement dits. Iln’est pas présumable, en effet, devant la terrible sanction de la peine de mort édictée contre toute usurpation du sacerdoce aaronique, dans le chapitre même où les Lévites sont ainsi subordonnés aux enfants d'Aaron, avec l'intention évidente de faire prévaloir dans Israël le culte aaronique de Jehovah ; il n’est pas présumable, disons-nous, que ces mêmes Lévites, s'ils avaient êté les dépositaires d’une loi écrite du genre de celle des Nombres, se fussent arrogé et eussent pu s’attribuer aux yeux du peuple des fonctions sacerdotales qui ne leur auraient point appartenu. Il ressort, en outre, de ce même récit que, avant d’être centralisé à Schiloh, d’abord, entre les mains et sous la haute direction de la famille d’'Aaron, à laquelle ce sanctuaire appartenait tout spécialement, le culte n'avait pas de caractère national bien déterminé.
Le Bethel de Schiloh, d’où est parti le Jéhovisme, ne différait pas, au reste, des Bethels sans nombre épars dans toute la Syrie, israélite, chananéenne ou même araméenne. C'était une de ces pierres « ointes » ou « animées », symboles divins communs à toutes les populations conchito-sémitiques, que Philon appelle des Bætyles et qui, selon lui, avaient été faconnés par le dieu Uranus‘. Rien de plus précis, à cet égard, que le récit du chapitre XXVIIT de la Genèse. Jacob venait de quitter Bersabée, fuyant le ressentiment de son frère Esaü, pour aller, sur la recommandation de son père, prendre femme en Mésopotamie, et il se trouvait sur la route de Haran. Étant arrivé «en un certain endroit » , que la Bible ne désigne pas autrement, comme il était fatigué et que la nuit approchait, il se coucha, prit une
1. ’Enevonoe Ocds OÙpavôc Bastia, AMGods éprpoxouc, UNAAVNGALEVOS. Bochart, Geogr. sacra Chanaan, liv. II, c. IT, conjecture que Philon, travaillant sur le texte de ons aura lu abanim nephaschim , DV: DY3iR , qui veut dire pierres animées, Xibouc ‘+
Z9%<, au lieu Dh neschaphim, qui signifie pierres ointes.
Cp