Genèése, III, des
2. où Y\ 44 ÿ Co L 9% + L 8% Lo, Gobineau, Traité des FR Re cunéiformes, I, p. 118.
3. I Samuel, XXIX, 4: II Sam. XIX, 22. — I Rois, XI, 14,23 : « Jehovah suscita des saéans à Salomon dans les personnes de Hadad et
de Rezon. »
Les dieux n’ont donc rien de surnaturel: c’est dans la # nature qu’ils se meuvent. Ce ne sont pas encore des principes souverains ; l’abstraction ne posera que plus tard la transcendance des idées de principe. Divins au même titre que tout ce qui vit dans cette nature, à laquelle ils appartiennent corps et âme, les dieux n'apparaissent d’abord que comme les forts par excellence, des forts qui 4 existent isolément chacun de son côté et n’exercent aucune action combinée ou d'ensemble. Ils représentent, dans ce premier état, non point une division par catégories, mais une simple distinction de phénomènes. C’est, comme nous le disions plus haut, l’effrittement de la grande masse indivise de la première impression. L'unité est pressentie, mais le regard de la conscience ne voit encore, dans l’immense milieu de la vie, que les points successifs sur lesquels il se fixe tour à tour, sans les relier entre eux en une série ( coordonnée. Le jour est indépendant du soleil ; les étoiles brillent chacune d’une lumière qui lui cu propre ; chaque forme de nuage a sa dénomination particulière et son individualité. Les divers états d’un même objet deviennent eux-mêmes des existence distinctes ; Les modifications de l'être sont autant d'êtres séparés. C’est ainsi que le soleil du printemps diffère individuellement du soleil de l'automne: le superbe Apollon, resplendissant ne grâce et de forte beauté, n’est pas le mol et languissant Bacchus, qui se traîne tout le long de l’arriére-saison# … + s’'acheminant lentement vers les enfers, où il va bientôt descendre et demeurer comme enseveli pendant les trois jours stationnaires du solstice d’hiver. Bien plus, les mêmes dénominations des mêmes phénomènes ou impressions naturelles deviennent, à mesure que les familles se fractionnent par le développement, autant de dieux distincts, qui parfois se reconnaissent et se fondent de nouveau ensemble, en se rapprochant, comme dans la grande famille aryenne, ou qui restent éternellement ennemis et
‘à À ST Le re VAS Fr Éd *
+ Ye;
Er Fa"
ne cherchent qu'à s’entre-détruire, comme chez les Sémites. Aphrodite et Vénus, Re et Diane, Arès et
FAT Mars, Hermès et Mercure, et tant d’autres « dér inations
doubles et triples des mêmes idées, dans cette race des Aryas, si éminemment douée de l'esprit de généralisation, ne se rapprochent que pour s'unir; les rois ou seigneurs sémites, au contraire, Molochs et Baalim, s’épient, se suspectent, et finalement se jettent les uns sur les autres pour se dévorer. Que de pauvres intelligences en sont encore à ce culte des mots ! « La Vierge noire de Chartres n’est pas belle, nous disait une dévote aux pèlerinages: mais elle est moins grande dame, plus compatissante que Notre-Dame des Victoires, et je l'aime davantage. » Plutarque nous apprend qu'il y avait en Egypte des docteurs qui, pour justifier la zoolâtrie, prétendaient que l'âme de Typhon avait été comme « divisée entre tous les animaux. ! » Pour comprendre ce qu'il y a dans cette doctrine d’original et de vraiment orthodoxe, eu égard à l’état de l’entendement humain au début du polythéisme, il faut savoir que Typhon est la dénomination employée par les Grecs pour désigner Seth et que celui-ci, avant de prendre vis-à-vis de l’Osirisme le caractère d’un Satan ou Opposant, avait été dieu par excellence sur les rives du Nil, aussi bien que pour la grande fraction héthéenne de la race conchito-sémitique. Une tradition conservée par Plutarque et qui reporterait, si notre interprétation est exacte, tout à fait au commencement de la religion, tendrait même à faire de Typhon une sorte de mer ou océan dans le genre de Varouna. ? La division de son âme entre tout ce qui vit ou, suivant une variante plus sensuelle, la dispersion des dieux et leur métamorphose en animaux *
. De Is. et Osir., T3.
Plut. De Is. et Osir., 238 et 33 PIE d., 1702