‹ Les origines de la religionChapitre 48 sur 219 · RE PEL E 0 ES EEE · texte numérisé non relu

RE PEL E 0 ES EEE

1. Judœi mente solà unumque numen intelligunt, summum illud et œternum, neque mutabile neque interiturum. Taciti His- LE VS Cou Ve

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L'un procède des sens, l’autre de É raison pure. Le premier manifeste sa puissance en frappant sur les nerfs ; le second se révèle en rayonnant devant l'intelligence. Jehovah répond à un degré de développement moral beaucoup moins avancé que le Zeus de Cléanthe ; il représente un -état de l’esprit dans lequel il n’y avait pas encore de catécories psychologiques déterminées, la pensée proprement dite ne s'étant pas dégagée de la sensibilité.

Nous connaissons le Dieu des Juifs : comparons-le à celui du Portique, en prenant pour autorité ce Cléanthe, que Josèphe, évidemment séduit par le charme de certaines ‘analogies extérieures de doctrines, a nommé seul avee Socrate « parmi les grands hommes qui ont excellé dans les arts et dans les sciences. » Il fut le disciple bien-aimé -du maître, son apôtre et son premier successeur ; personne, mieux que lui, ne doit donc représenter l’école.

Cléanthe salue d’abord en Jupiter le prince de la nature,

celui qui gouverne toutes choses selon la loi. Dès ce début, nous sommes loin de la grâce et des autres moyens de gouvernement mis en œuvre pour des fins de bon plaisir. Ce sont les lois de la nature qui révèlent Jupiter ; ce sont “elles qui imposent son culte, et c’est justice qu’on l’honore 2. Si le monde lui obéit et s’il préside à l’ordre qui y règne, ce n’est point par la force, comme le Jehovah Elohim ou Dieu des Forts de la Bible, mais par la persua- -sion*. Son empire est celui de la raison; il ne s'impose point, il est consenti : 60e xdouos... Éxov bd ceto xputeirou. Les cieux disent bien la gloire de Jehovah : Cœli enarrant gloriam Dei”. Mais ils disent beaucoup plus sa gloire extérieure que toute autre chose, et J.-B. Rousseau n’a

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