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. Ps. XVIII de la Vulgate et XIX du texte hébreu.
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qu'imparfaitement compris lé texte saint, quand il a traduit : Les Cieux instruisent la terre A révérer son auteur ; Tout ce que leur globe enserre Célèbre un Dieu créateur.
Ce que les cieux étalent aux c regards, ce n’est pas, en effet, un enseignement qui s'adresse à l'esprit, et s’ils persuadent de quelque chose, c’est uniquement de la force, de la puissance et de la grandeur du roi qui en est le souverain maître : l’ordre et la loi ne sont, en eux-mêmes, pour rien dans cette persuasion. La suite du psaume, un hymne dans le genre de ceux du Rig-Veda, montre, “ reste, que loin de s'agir ici d’un principe intellectuel, comme pour le Zeus du Portique, c'est à peine s’il s’agit du roi absolu spirituel de la période prophétique : « Il a établi sa tente dans le soleil, ajoute le Psalmiste, et il en sort comme un époux de la at nuptiale. Il est fier, le puissant, de parcourir la carrière. Il part d’une extrémité du Ciel et arrive jusqu’à l’autre extrémité, et rien ne demeure caché devant sa splendeur. «Il y a là évidemment une réminiscence des cultes sidéraux, un souvenir du Soleil-roi, Baal-Samson, ou Hercule chananéen, de sorte que la gloire dont il est question au premier verset du psaume ne saurait être que celle dont l’étymologie, tant en hébreu qu’en français, détermine le sens : le latin gloria se rattache par ses deux premières radicales à à une nombreuse famille de mots, qui ont tous à leur base une idée de poli et d’eclatant, et l’expression hébraïque khebod, qui est celle du texte, signifie proprement l'éclat d’un on de lumière. L: gloire de Dieu, khebod-El, a donc été, à l’origine, le rayonnement de lastre du jour, et ce n’est que plus tard que ce mot de | gloire, s'élevant à des applications d'un ordre supérieur, après avoir été le nimbe qui encadre la face des dieuxs des héros et des souverains, s’entendit d’une manière plus transcendante. De quelque façon qu'on le prenne, il n’en
Fe : As II. — NEMERA DISJECTA Ds
d Pre reste pas moins certain que, dans la circonstance présente,
les cieux ne sont pas un enseignement pour l'esprit de l'homme, et bien que, en une foule. d'autres endroits, le soleil, la lune, les étoiles soient l’œuvre des mains divines,
ils ne s’imposent qu'aux sens et ne parlent qu'à l'imagina—
tion : c’est le Dieu fort qu'ils publient. Il n’a jamais été, du reste, dans la pensée du Psalmiste , non plus que dans celle d'aucun des autres écrivains sacrés, de mettre Dieu en question à la maniere | philosophique, pour le déduire ensuite du spectacle de l'univers, subordonnant ainsi la foi à la raison : le doute, quand il se produit dans la Bible, n’est point une réaction de l'esprit aspirant à la connais-
sance de son objet, mais le soulèvement d'un cœur désa=
busé de la Providence, par conséquent une. impiété, comme dans le livre de LS ad re Ilne pouvait, d’ailleurs, en être autres dans la période toute sentimentale à laquelle appartiennent les saintes Ecritures. Sans être insensible à l’éclat des choses, le stoïcisme , au contraire , plus haut de quelques degrés que le sensualisme mystique, ne trouve de prise pour la raison dans l’ensemble extérieur qu'autant qu’il y découvre une loi d'harmonie.
Jehovah-Elohim crée par sa parole, en six jours ou à six reprises, dans le moment qu’il lui plait, selon l'expression de Joséphe, ! Le ciel, la terre et tout.ce qu’ils renferment, et puis il éloigne de lui son œuvre, qui se corrompt et qu’il est fâché d’avoir produite. Le Zeus du Portique, lui, n’est pas un de ces créateurs à la facon humaine : la création périodique, telle que l'enseigne la Bible, n’ayant point paru au stoïcisme résulter de l’enchainement nécessaire des causes * ni, par conséquent, se