II. — MEMBRA DISJECTA
les différentes fractions de l'humanité le déploiement sous forme de polythéisme du compleæus divin originel, nous porrriens nous borner aux traits généraux que nous venons d’esquisser. Il n’y a pas”, d’ailleurs, dans aucune mythologie, d'exemple d’une autre gradation que celle que nous avons indiquée et qui nous semble bien être la seule naturelle. Cependant, comme des hommes de beaucoup de science, dignes, par conséquent, de considération, quoique liés peut-être , à leur insu, par le milieu dans lequel ils ont écrit ou parlé, ont cru pouvoir s’autoriser des textes védiques pour affirmer le monothéisme des Aryas primitifs, nous devons une attention à leurs arguments.
< Chacun des dieux du Véda, dit M. Max Müller, est conçu comme suprême ou, du moins, comme n'étant inférieur à aucun autre dieu, dans le moment où il est loué ou invoqué par le poëte ; et le sentiment que les diverses divinités ne sont que des noms, des conceptions différentes de cet Être incompréhensible. qu'aucune pensée ne peut atteindre, aucune langue exprimer, n’est pas encore tout à fait éteint dans l’âme de quelques-uns des plus sages Rischis ‘
Telle est l’assertion. Voici maintenant de quelle manière elle est étayée dans un autre ouvrage du même auteur :
« Sans contredit, s’il faut employer des termes techniques, la religion du Védà est le polythéisme, non le monothèisme. Les dieux y sont invoqués sous des noms diffé rents , les uns clairs et intelligibles, tels que Agni « le feu >», Sürya « le soleil >, Uschas « l’aurore >», Maruts « les vents d'orage », Prithivi « la terre », Ap « les eaux», Nadi « les rivières », tandis que d’autres, comme Varouna, Mithra, Indra, sont devenus des noms propres, dont nous ne voyons plus qu'obscurément l'application originelle aux grands spectacles de la nature, le ciel, le soleil, le jour.