‹ Les origines de la religionChapitre 73 sur 219 · Edw. Tylor, Primitive Culture, passim · texte numérisé non relu

Edw. Tylor, Primitive Culture, passim

LIT. ——,EX VIRTUTEPECAUSA 93

social y eût mis un peu de symétrie, pour le plus grand bien de l'individu et de la personne, un ancien va nous dire ce qw’elle était. Mais avant de le reproduire, je répéterai avec lui :

... Natæ procul hince, procul este, parentes !

Une des Furies a soufflé dans le cœur de Myrrha le venin dont ses serpents étaient gonflés : la malheureuse enfant est éprise de Cynire, son propre père. Elle lutte, pourtant, contre cette horrible passion, et voici de quelle manière elle cherche à l’excuser :

Di, precor, et Pietas, sacrataque jura parentüum, Hoc prohtibete nefas, scelerique resistite tanto,

Si tamen hoc scelus est. Sed enim damnare negatur Hanc Venerem pietas : coeuntque animalia nullo Cæœtera delectu ; nec habetur turpe juvencæ Ferre patrem tergo; fit equo sua filia conjux ; Quasque creavit, init pecudes, caper ; ipsaque, cujus Semine concepta est, ex illo concipit ales.

Felices, quibus ista licent ! Humana malignas Cura dedit leges, et quod natura remittit

lnvida jura negant. Gentes tamen esse feruntur In quibus et nato genitrix et nata parentt Jungilur sos... 1

La donnée d’un droit commun à l’homme et aux animaux, fait justement observer à ce propos un savant suisse, M. Bachofen ?, « n’est pas une abstraction philosophique d’une époque ultérieure, mais le reste d’une idée originelle de l'humanité, qui a sa base dans l’union positive plus grande de toutes les parties de la Création en ces temps

. primitifs. » L’exclusivisme du mariage était, dans ces con-

ditions, entièrement inconnu, et l’exemple de la plèbe romaine, dont les unions étaient réputées animales, par

SR

+: Ovide, Métamorph., X, 321 et suiv.

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