‹ Les origines de la religionChapitre 74 sur 219 · Græber-Symbolik der Alten, p. 185, n · texte numérisé non relu

Græber-Symbolik der Alten, p. 185, n

opposition au connubium des classes nobles, semble indiquer que l’origine du mariage date, dans l'Histoire, de l’époque où commença à se constituer la propriété. On disait de la plèbe: Connubia promiseua habent more ferarum, ce qui n’était plus vrai au temps de la République, mais l'avait été à une époque plus éloignée. La plèbe, du . reste, demeura longtemps sans famille reconnue, — gen-. tem non habent, — et la propriété lui était interdite: ce ne fut qu'après trois siècles de lutte qu’elle obtint celle de l'Aventin, où elle avait ses habitations. Il n’y eut d’abord de pères, patres, que dans la noblesse, et c’est de l’établissement de la paternité que datent les « patriciens. >» Quant à la plèbe, la filiation n’existait originairement chez elle que par la mère, et lorsque la parenté entre collatéraux se fut établie, il n’y eut pendant longtemps encore de parenté que par les femmes. L'Histoire offre une foule de traits épars cà et là qui témoignent de la généralité, à l’origine, de ces conditions sociales. « Les Lyciens, dit Hérodote, ! portent le nom de leur mère et non celui de leur père; si l’un d’eux demande à un autre qui il est, celui-ci lui énumère à partir de sa mère toute sa ligne maternelle. Si une femme libre épouse un esclave, ses enfants sont réputés de naissance libre. » Et Nicolas de Damas ajoute que les filles libres seules étaient admises à succéder, ? ce qui, d’après Heéraclide du Pont, n'aurait pas été de droit écrit, mais de droit coutumier, les Lyciens n'ayant que des coutumes et pas de lois écrites. * Polybe “rapporte que la chose existait chez les Locriens, et dans l’Attique, à Athènes, la parenté par les femmes se perpétua jusqu’au temps de Cécrops. On sait que, sur les tombeaux étrusques, la généalogie est indiquée souvent dans la ligne féminine.

1 Re Hé

Page 1