‹ Les origines de la religionChapitre 80 sur 219 · Cf. Ch. XVI, XX et XXI dela Genèse · texte numérisé non relu

Cf. Ch. XVI, XX et XXI dela Genèse

sur la femme. La fille est libre presque partout, et presque: partout aussi les avantages de la liberté, comme la culture: de l'esprit, les belles manières, ce qu’on appelle, en un mot, une éducation libérale, sont le partage exclusif des femmes galantes. Dans l'Inde, 1l n’y a qu’à ces sortes de femmes qu’il soit permis de savoir lire, écrire, faire de la littérature et connaître la musique ; pour toute autre, ces distinctions seraient un motif de flétrissure. On sait que, à Athènes, la ville de Grèce où se conservèrent le plus longtemps les souvenirs de l'hétairisme, la maison d’Aspasie, que ne dédaignait pas de fréquenter le grand Socrate lui-même, était tout à la fois un gynécée de courtisanes et une école où les élégantes du temps venaient se former, non pas précisément aux bonnes mœurs, mais à l’élo-. quence, ainsi que l’atteste Platon dans son Menexène, à la politique, à la poésie, aux beaux-arts, aux sciences en gé-. néral et à la philosophie. Quant aux épouses, les Athéniens. estimaient, comme Molière, ....... Qu'une femme en sait toujours assez,

Quand la capacité de son esprit se hausse A connaitre un pourpoint d'avec un haut-de-chausse 1.

Les épouses étaient tenues sévérement enfermées, à Athènes, où il y avait tant de courtisanes qui couraient les. rues ; mais, à Sparte, ville de grosses mœurs, où il n’exis-tait pas d’hétaires, les épouses étaient libres, aussi libres que les hommes, et avaient aussi leur influence dans la chose publique. C’est que Sparte était une cité dorique: homogène, pure d2 tout mélange antochthone, ainsi que le prouve l’abominable servitude où l’on y tenait la race conquise, servitude qui exclut toute hypothèse d’assimila-tion, tandis que, à Athènes, où l’esclave participait à la religion de la famille et appartenait à la domesticité du

1, Les Femmes savantes, Il° acte, scène 7.

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