Géographie du Talmud, p
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qu'ilsert à composer, le terme en question désigne bien la divinité même que nous venons de dire, c’est ce qui ne fait pas doute. Pour la ville de Beith-Anath, par exemple, la transcription hiéroglyphique offre ceci de concluant, que les deux parties du mot sont suivies, la première du signe déterminatif de « demeure » et la seconde du signe déterminatif de « déesse, » ce qui donne le sens précis de « demeure de la déesse Anath *. » D'autre part, aux deux autres villes de Beith-Aun et d'Anath se rattachaient des traditions tout à fait caractéristiques sous les rapports dont il s’agit. Beith-Aun n’était pas seulement le nom d’une localité benjamite parfaitement distincte; c'était aussi pour les Jéhovites un terme équivalent à « maison du diable. » Quand, en effet, Jéroboam, après avoir détaché de la dynastie. de David dix des tribus israélites et s'être fait reconnaître roi par ces dix tribus, eut rétabli à Bethel les hauts lieux et le culte du veau d’or ?, les Beni-Juda ou Juifs, restés fidèles au fils de Salomon, ne désignérent plus par mépris cetantiquesanctuaire national que du nom de Beïith- Aun: Le: Talmud a même l'air de confondre ces deux localités, mais lelivre de Josué dit expressément que Beith- Aun. était compris dans la tribu de Benjamin * et situé à l’est de Bethel*, qui était, au contraire, dans la tribu d'Ephraïm. Le prophète, Osée confirme la mauvaise odeur de Beith-Aun, quand il reproche aux habitants de Samarie d’adorer l’idole de ce sanctuaire, dont les hauts lieux devaient être détruits pour l’expiation des péchés d’Israëlf. Quant à la ville d’Anath, elle fut bâtie, dit le Talmud’,
1. De Rougé, Meém, de l'Académie des Inscriptions, nouv. sélie; t' XXe, 2p., pe ISR