‹ Les origines de la religionChapitre 90 sur 219 · TI: == EX VIRTUTE CAUSA · texte numérisé non relu

TI: == EX VIRTUTE CAUSA

par le géant Ahiman, qui était, suivant le livre des Nom-

bres ! et celui de Josué?, un fils d'Anak. Or, ce nom d’Ahi= man signifie le «frère de la main droite », par opposition aux deux autres Anakites Scheschaï ét Thalmaï. J. Robinson donne lui-même cette traduction, qui est, du reste, littérale, et le Talmud * explique ainsi le mot : «Celui de

droite d’entre ses mu es.» D'autre part, en sa qualité de

fils d'Anak ( (ap), le géant Ahiman ne serait-il pas un de-ces PAR génies d'origine chthonienne, que la lecture des inscriptions cunéiformes a fait connaitre comme

apparentés au dieu Anu, leur chef, symbolisé par la main droite ??.

Nous devons conclure de ce qui précède que, Ben-Auni

étant, ainsi que nous le disions plus haut, le pendant de

Ben-Jamin, il y a lieu de tenir les Benjamites pour des adorateurs de la main phallique dite main d’Ani ou Anu. Le Ben-Auni ou « fils d’Ani » est, en effet, le même que le Ben-Jamin ou « fils de la droite » : nous dirons tout à l'heure que les articulations au et a (N et ÿ}) étaient équivalentes et permutables entre elles. Or, la main phallique, dont le symbolisme date d’une époque de transition, était l'emblème du phalle associé au kteis, ainsi que nous le verrons dans la suite. Mais avant de se dédoubler en Anu et Anath, au contact conchito sémitique, le Divin de Ia dénomination An avait le sens général «de principe de production, » sans spécification de sexe, les genres n’existant pas encore dans le langage, de sorte que, par le fait de cette indistinction, le divin An, qui n’était ni mâle ni femelle, offrait les traits d’une mêre neutrius generis, l'Oman, —

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