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116 LES ORIGINES DE LA RELIGION Om-An ou Mère An, — de Strabon”, ce que pourrait bien . rappeler l'allemand Das Weib: vierge-mére enfantant d'elle-même, avant quele mâle se posât; prostituée divine ouverte à tous les germes, comme mère universelle, une fois le mâle posé. C’est ce dernier aspect qui prévalut, dans le divin dont il s’agit, quand du neutre le dénominatif An passa au féminin Anath. A ce féminin, en effet, se rattachent les prostitutions sacrées des Succoth Benoth ou « Tentes des filles? », dont la fête israëélite des Tabernacles ou « Succoth® » ne différait point, à l’origine. En parlant de la fête des Sakæa dans le Pont, la même que celle des Succoth Benoth de Babylone, Strabon la représente comme une orgie se reliant au culte d'Anaïitis: « Partout, dit-il, où i! y à un temple de cette déesse, on célèbre la fête bachique des Sakæa, où, vêtu à la scythe, on passe le jour et la nuit à boire, hommes et femmes paillardant pêle-mêle ». Or, nous savons que c’est sous le nom d’Anaïtis que là déesse Anath fut adoptée par les Perses, de sorte que la Mylitta babylonienne, Mulidit ou Moledeth, sa substituée, qu'Hérodote * identifie à l’Aphrodite grecque et dans le temple de laquelle toute femme du pays, dit-il, était tenue de se prostituer une fois en sa vie, ne serait, avec le sens de « génératrice » qu’a le mot en question dans les langues sémitiques, qu'un simple déterminatif d'Anath et Anahita ou Anaïtis, dont nous venons de voir que le rôle était identique. Ce qui a été dit de Mylitta doit donc l'être aussi d’'Anath, qui fut ainsi la Vénus babylonienne originelle, comme elle était également, au témoignage des auteurs
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