‹ Les origines de la religionChapitre 93 sur 219 · Gallery, I, p · texte numérisé non relu

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3. Rosellini, Monumenti storici civili e religiosi, LXVI, dans I monumenti dell Egitto e della Nubia.

Prisse, Choix dz monuments égyptiens, pl. XXXVII. — De Rougé, Mém. de l'Acad. des Inscriptions, nouv, sér., t. XX, 2° p. — De Vogué, Journal asiatique, 1867, p. 127.

La main d’Anu, dans cet état de choses, doit donc êtretenue pour un des symboles de la fête hétaïrique des Ta-bernacles: symbole bissexuel, dont les antiquités grécoromaines nous offrent elles-mêmes de nombreux spècimens. Dans la plupart de ceux qui nous restent, la main est représentée ou toute fermée, avec le pouce passé entre l’index et le medius, ou le medius en ayant et tous les autres doigts repliès sur la paume. L’une et l’autre de ces figures étaient des emblèmes obscènes. La plus grave insulte que l’on pütfaire à quelqu'un, à Rome comme en Grèce, c'était de lui montrer la main droite dans une de ces dispositions. Les Grecs se servaient, pour. exprimer la chose, d’un terme tout à fait caractéristique : le verbe oxmaKeav em-ployé par eux désignait la personne à laquelle s’adressait le signe comme adonnée à la sodomie ou tout au moins efféminée !, C’est à quoi fait allusion aussi le distique sui-. vant de Martial:

Rideto multum, qui te, Sextille, cinœdum Diverit, et digitum porrigito medium 2.

Le medius était le doigt que, par rapport à la main phallique, les Latins appelaient digitus impudicus et les Grecs xurariyuwv.

Les deux figures que nous venons de dire n’étaient point origineiles et n'avaient pas le caractère religieux de la main ouverte, non plus que de la main de justice ou de bénédiction, dont il sera traité plus loin; c'était une mi-. mique de carrefour plutôt que de mystères, mais dont les éléments appartenaient aux mystères mêmes. Nous inclinerions donc à penser que l’accusation de sodomie portée par le livre des Juges contre les Beni-Jemini ou «enfants de la main droite », de la ville de Gabaa, n’a guère d’autre fondement que la mauvaise réputation, méritée du reste,

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