III. — EX VIRTUTE CAUSA
formait à nouveau pour renaître, et que la tour, dont on le couronnait souvent ou qui le dominait à quelque distance, était un emblème phallique, nous ferons remarquer que, dans les villes assyriennes où ce double symbole existait, le tumulus transformé en pyramide était dédié à une déesse-mêre, une Rachel quelconque, et la tour voisine ou -superposée l'était à un dédoublement mâle de cette même divinité, qui portait, entre autres noms, celui d'Adar'. A Nipur, le Kalneh de la Genëése?, par exemple, c'était au - Dieu Adar que s’associait, comme mére et épouse, la Belit chthonienne *, ce qui détermine très-nettement le caractère originel de la première de ces dénominations, une des plus anciennes dans les inscriptions de la Babylonie. Avant de devenir le feu générateur du soleil, un phalle ignifère, Adar était « celui qui habite les profondeurs de l’abîme # », une sorte de Cwruoov ones oguëc év roïe1%ç untodc Exyact. D'autre part, une tablette mentionne cette même dénomination parmi les noms d’Anu, et, dans une inscription citée par M. Fr. Lenormant”, Adar est qualifié de premier-né du chef des Anunnaki ou génies infernaux, qui n’est autre qu'Anu encore. Parmi les Molochs de Sepharvaim, pour qui «l’on brülait des enfants », la Bible cite ensemble et comme associés Adr-amelech et An-amelekh, dans lesquels il est impossible de ne pas reconnaitre le Molokh Adar et le Molokh Anu réunis. Le Bit-Zida ou « sanctuaire de la main droite », dite main d’Anu, qui était le nom du twmulus pyramidal en Babylonie, et le Bit-
1. Fr. Lenormant, Essai de Commentaire sur Bérose, pp. 394 et suiv.
Pan, AA
3. H. Rawlinson, Dissert, dans le t. IV de la trad. angl, d’'Hérodote, par George Rawlinson, p.625.