‹ Les origines de la revolution Ernest HamelChapitre 5 sur 10 · H 6 LUS ORIGINES · texte numérisé non relu

H 6 LUS ORIGINES

Seconde assemblée des notables.

Ces publications diverses portaient l'effroi dans le cœur des privilégiés.

« Nous sommes inondés d'écrits scandaleux qui répandent de toutes parts le trouble et la division, > écrivait, désespéré, le prince de Conti au comte de Provence.

Dans une seconde réunion des notables, tenue inopinément à Versailles, le 8 novembre 1788, toutes les voix, moins une , se prononcèrent contre le projet d'accorder au tiers une repré-

sentation égale à celles de la noblesse et du clergé réunies. Mais c'étaient là des résistances inutiles ; rien ne pou-

vait arrêter désormais la marche des idées vers la justice et l'équité générale. Le 1 er janvier 1789 parut une ordonnance royale, qui décida que le nombre des députés du tiers serait égal à celui des deux premiers ordres réttnis. Ce furent les étrennes du peuple.

Si un certain nombre de nobles, élevés à l'école de Jean-Jacques Rousseau, étaient résolus, coûte que coûte, à entrer dans les voies du progrès politique, et se plaisaient, comme le comte

d'Entraigues par exemple, à proclamer

l'élection populaire comme le principe de tout pouvoir, d'autres songeaient déjà à la résistance.

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