‹ Les origines de la revolution Ernest HamelChapitre 6 sur 10 · H 8 LES ORIGINES · texte numérisé non relu

H 8 LES ORIGINES

Rc^isUnco de la noblesse,

La guerre civile faillit naître de la question du doublement du tiers.

On vit, à Rennes, la noblesse bretonne descendre dans la rue et charger, Tépee à la main, la bourgeoisie et le peuplé. Pour calmer son effervescence et la mettre à la raison, il ne fallut riéh moins que le soulèvement en masse de la jeunesse des villes dé Bretagne.

Le règlement royal pour la convocation des états généraux, publié le

24 janvier, donna le braille au mouvement électoral en France.

Ce règleflient, était lqin d'être ijni- ÎQXm pour tPi^t le. pays ; il se ressentait du chao? qui existait dans notrq système administratif et pplitiaue. Convoqué par lettres spécial^ chaque b&Uliag^ devait, reme^ 4 ses députés un cahier contenant ses voeux, et ses doléances au sujet de la constitution du royaume.

Or, pour concourir à la rédaction des cahiers et à la nomination des députés, il fallait avoir vingt-cinq ans au moins et être inscrit a,u rôlç de? impositions.

Déplus, à part quelques exceptions, l'élection était presque partout à deux ou a trois degrés. Ce n'était, comme on

voit, ni le suffrage universel, ni l'élection directe.

Aucune ville, excepté Paris, n'envoya de représentants particuliers aux états généraux; une ordonnance spéciale régla les opérations électorales pour la ville et la vicomté de Paris, dont les élections eurent lieu les dernières de toutes.

MouTeraent électoral.

11 y eut, d'un bout de la France à l'autre, une sorte de commotion électrique quand fut donné le signal des élections. La vie remplaçait la mort

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dans ce grand pays où, depuis si longtemps, le sang ne circulait plus.

On sentait qu'on s'élançait vers des

destinées nouvelles, et jamais, de si bon

cœur, on ne plongea dans l'inconnu.

L'entente était générale. Ce fut à peine si l'immense mouvement imprimé à cette nation de vingt-cinq millions d'hommes occasionna quelques troubles partiels. En Franche-Comté et en Bourgogne, les velléités d'opposition d'une noblesse turbulente et de parlements

vieillis durent céder devant la fermeté

du tiers état.

Au milieu de ces luttes électorales

se révèlent tout à coup des noms qui,

ignorés la veille, vont être à jamais cé-

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