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Jl ne faut cependant pas oublier que, depuis la chute de reropire d'Occident, non-seulement les papes étaient soumis à la souveraineté temporelle des princes byzantins, mais encore que ceux-ci, en retour des nombreux privilèges qu'ils accordaient au clergé, exerçaient une autorité très active sur le gouvernement de FEglise, et intervenaient despotiquement jusque dans ses croyances (i), tout en reconnaissant que les laïques ne doivent prendre aucune part aux questiaiis de dogme (2). C'est pourquoi ils convoquaient le$ conciles généraux^ à la sollicitation du Saint» Siège, mais en leur propre nom, les assemblant à Gonstan^ tiiiople ou dans le voisinage^ et les présidant presque toujours en personne. L'éloigneinent des lieux ne permettait guère aux ùvèques d'Occident de prendre part aux délibérations dô ces assembiéeSy et le caractère léger, brouillon, turbulent des Orientaux était bien propre à exciter la défiance du clergé latin ; néanmoins celui-ci, malgré la diversité des langues, des gouvernements, des mœurs et tant d'autres causes de mésintelligence , n'hésita jamais à reconnaître une législation dont la présence des légats du pape lui garantissait l'orthodoxie. Tant l'idée de l'unité dominait les esprits, tant le bien spirituel était puissant dans l'Eglise ! Ainsi furent réunis , t^us et adoptés les quatre conciles généraux de notre période, savoir :