‹ Les Origines de la Théorie de l'Éther et la Physique de NewtonChapitre 20 sur 26 · V. Journal des Savants, Fév. 1689, p · texte numérisé non relu

V. Journal des Savants, Fév. 1689, p

2. V. Journal des Savants, avril 1695, p. 445-157 : Specimen Dynamicum pro admirandis Naturæ Legibus circa Corporum vires et mutuas actiones detegendis et ad suas causas revocandis, Auctore G. G. L. '

3. Écrit en partie depuis 1669 et lu à cette époque devant l’'Ac. des Sciences de Paris.

que n'allait Newton dans la déduction des lois astronomiques. Au lieu de supposer des actions à distance, il doit être possible, en combinant la théorie des tourbillons avec celle de Ja force centrifuge, d'arriver à faire voir que la gravitation se propage de proche en proche et n'échappe pas aux lois de la mécanique générale. Ainsi Leibniz et Huyghens sont d'accord pour reprocher à la doctrine de Newton une faute de méthode : Newton a commenté avec succès les conséquences mathématiques de l'hypothèse de la gravitation, mais il a négligé de faire voir comment cette gravitation agit réellement.

Aux critiques de Leibniz et de Huyghens vinrent s'ajouter bientôt celles de Flamsteed, qui portaient sur des questions de priorité, les plus pénibles de toutes pour Newton. Parmi ses propres élèves, Newton rencontra des astronomes et des physiciens hostiles à sa conception de la gravitation, parce qu’ilsla trouvaient superficielle et prétendaient y substituer une théorie moléculaire. Déjà aigri par les luttes qu'il avait menées pour la défense de son optique, Newton se décida à adopter une attitude qui coupâl court à toute polémique et lui permit de développerles conséquences de la gravitation sans rechercher les causes intimes de cette dernière. Deux voies s’offraient ici à Newton. Il pouvait d’abord, restant fidèle à l'esprit positif de sa doctrine, se contenter d'affirmer la gravitation comme un fait au delà duquel il est inutile de remonter, et exclure toute recherche des causes de l’investigation scientifique. Il pouvait aussi, faisant une concession au goût des explications mécaniques, rechercher la cause de la gravitation dans l'existence hypothétique d’un éther, véhicule de toutes les attractions, et montrer que cet éther est du même genre que l’éther optique. La faute de Newton est d’avoir adopté successivement les deux attitudes. De là la confusion qui n’a pas cessé d’être faite entre la partie positive et la partie hypothétique de son œuvre. De là aussi le retour qu’on trouve sans cesse dans ses derniers ouvrages de l'optique à l'astronomie et de l’éther lumineux à l'éther cosmique.

Dans le Scholie Général qui termine le second livre des Principes!, Newton semble indiquer que l’essence de la gravitation

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