‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 10 sur 64 · PAYS DE TPÆPAA'ATION · texte numérisé non relu

PAYS DE TPÆPAA'ATION

pays et aux races dans lesquels on retrouve plus tard la trace de la même opération,des mêmes praliques.^près que Thistoire est constituée, on ne trouve plus cette trépanation chez les peuples qui ont pris une part active à l’évolution de la civilisation.

11 est difficile d’affirmer que les civilisations indoues et chinoises n’ont pas connu la trépanation. Cela est pourtant tout à fait probable. On n’en a point sigrialé les traces chez les Egyptiens et pas davantage chez les Grecs et les Romains. Pourtant, on l’a bien retrouvée dans les cimetières g-aulois d’une époque contemporaine de la civilisation romaine.J^

En Amérique, d’après Gapitau, la trépanation fut souvent employée avant la conquête européenne, soit chez les Peaux- Rouges de l’Amérique du Nord, soit dans les empires du Mexique, de l’Amérique centrale et du Pérou.

On signale également de notre temps cette trépanation identique, toujours essentiellement différente de la trépanation des chirur-i giens civilisés. On peut énumérer des populations importantes quil la pratiquent encore, les montagnards du Daghestan, d’après le docteur Krivyakyn. On a signalé les mêmes coutumes à Tahiti etj dans les îles de la Polynésie. L’opération a été signalée et décritel par le révérend Samuel Ella dans l’île d’Uvéa, groupe des Loyalty, où l’opération se ferait par grattage avec un morceau de verre.

Mais nous pouvons faire directement une étude bien plus curieuse encore, et cette étude nous l’avons faite nous-même sur place. En notre temps, tout près de nous, on peut retrouver et observer cette trépanation toujours différente de la trépanation des pays civilisés. C’est au Nord de l’Afrique surtout, dans l’Aurès, chez les Kabyles, qu’elle persiste intégrale, vivante en quelque sorte.

Elle persiste pour ces peuplades barbares, peu instruites, inconnue en quelque sorte des Arabes de grande tente qui ne sont pas aujourd’hui sensiblement plus instruits ni plus civilisés, mais qui eux auraient pu retenir quelque chose de la science Arabe.

Chez les Kabyles, ces coutumes ne paraissent pas davantage leur être communes avec certaines peuplades moins civilisées, car chez

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