DÉCOUVERTE DE LA TRÉPANATIOX PRÉHISTORIQUE
peut être complète ou incomplète, c’est-à-dire que la trépanatiou peut être constituée par un orifice ouvrant la boîte crânienne ou par une excavation dans le diploé ouvrant la table externe et laissant intacte la table interne.
C’est une forme qui a été mal comprise et mai comptée parce qu’elle est trop différente de notre chirurg-ie. Peut-être dans la chirurg-ie ancienne, en eut-on retrouvé des exemples. Mais dans la chirurg-ie contemporaine, elle n’existait plus et on ne s’attendait pas à la constater. Cependant, sa réalité est devenue évidente par l’étude des pièces.*^
La découverte des ouvertures crâniennes artificielles fut faite d abord dans des foyers qui appartiennent à des âges qui nous sont tout à fait inconnus. La première pièce recueillie le fut par Prunières de Marvejols, dans un dolmen de la Lozère (1868).
Les suivantes furent trouvées par Joseph de Baye, dans les g-rottes sépulcrales artificielles de la vallée du Petit Morin (Marne).
Depuis, des pièces nombreuses furent rencontrées dans des cavernes ou stations très éloig-nées appartenant à coup sûr à des périodes très différentes, et toutes ces pièces furent étudiées surtout par Prunières, de Baye, Broca.
Plus tard, on sig-nala les mêmes traces d’opérations à des époques infiniment plus récentes, puisque l’on a recueilli des rondelles fixées à un torque g-aulois, et de Baye a trouvé à Targ-emoulin (Marne) une rondelle semblable suspendue à un fil de laiton et ^ percée de trois trous.
I II est curieux de constater que plus tard encore, en se rapprochant du temps des civdisatioas connues, on retrouve la trépanation sous des formes absolument identiques à celles de la trépanation préhistorique et son mode de distribution est presqu’aussi intéressant que sa facture inêmerj
La distribution géographique ie ces trépanations mérite d’être rappelee, tant au point de vue historique qu’au point de vue philosophique. On peut faire des remarques très curieuses relatives aux