PANSEMENT
probable pour la grande majorité des opérations. Chez les Kabyles, dans les opérations les plus communes, la dure-mère n’est pas ouverte.
Arrive-t-il qu’elle soit blessée? C’est bien possible.
Dans les cas dans lesquels l’opération est faite pour fracture du crâne, il peut bien arriver qu’elle soit ouverte.
Quel que soit du reste le mode de terminaison de l’opération, il ne faut pas trop s’étonner de la g’uérison et de la survie. La trépanation ne paraît pas par elle-même exposer extraordinairement aux complications septiques.
Elle est devenue une opération très meurtrière surtout lorsque les tristes pratiques de pansement du xix® siècle ont amené hospitalièrement l’épanouissement de toutes les septicémies. La protection des plaies de trépanation pouvait être plus simple que l’on imagine. En ce qui concerne les Kabyles, les plaies paraissent avoir été utilement protégées par de véritables substances antiseptiques comme le goudron, ou par des substances astringentes.
Le pansement.
Comme on peut bien l’imaginer nous ne pouvons avoir sur le pansement des préhistoriques aucun renseignement et il serait intéressant de savoir comment peuvent panser les sauvages, les Kabyles ou les Monténégrins qui opèrent encore aujourd’hui. Or sur ce sujet les renseignements manquent un peu. Vedrènes a donné beaucoup de détails sur une certaine huile d’œufs. C’est une sorte de concocté de jaunes d’œufs, une huile empyreumatique obtenue par une torréfaction de jaunes d’œufs.
Vedrènes qui a essayé de la produire en quantité assez grande pour en expérimente l’application à des ulcères lui trouve une valeur antiseptique.
11 est possible qu’on Fait employé dans FAurès, mais cet usage est bien loin d’être exclusif. Ce qui est remarquable dans les pratiques de la chirurgie des Kabyles, c’est l’emploi qu’ils font de certaines substances astringentes ou franchement antiseptiques.