PROCÉDÉ PAR ROTATION
autres, en promenant avec force la pointe du caillou entre eux, il fut facile de circonscrire la rondelle par un sillon qui pénétrait aisément la profondeur des os, car par chaque trou de vrille, le crâne avait été pénétré.
Avec un peu de patience, je complétai rapidement ce sillon.
La rondelle fut circonscrite, et le crâne était pénétré, car la table interne avait été entamée par mes trous de vrille.
De façon à faire une expérience complète, je poussai le scrupule jusqu’à ne prendre aucun autre instrument pour soulever la rondelle et j’eus un peu de peine à le faire, la pointe de mon caillou commençant à être émoussée.
P Toutefois, j’j parvins en trente-cinq minutes exactement.
J’avais en main la rondelle intacte qui fut montrée à l’époque. J’ai conservé la pièce elle-même, sur laquelle on peut constater qu’il s’ag-issait d’un crâne réellement dur. Malheureusement, la rondelle fut perdue, car elle ressemblait autant aux rondelles anciennes connues que l’orifice crânien représenté dans la photog-raphie ressemble aux trépanations néolithiques pré-colombiennes et autres.^
De façon à donner une idée bien nette du résultat de l’opération telle que je la conçois, je donne d’abord la photog-raphie de la pièce que j’ai obtenu dès ma première expérience et que j’ai conservée (fig‘. 25 ).
Les fig-ures qui viennent ensuite sont schématiques, pour donner une idée nette du procédé opératoire (fig-. 26, 27, 28).
Ces trois fig-ures qui suivent ne sont que des schémas que je dois à l’oblig-eance du Docteur Villandre. Elles montrent seulement comment le chirurg-ien doit procéder avec le silex pour pratiquer la trépanation par mon procédé. Avec Tinstrument de silex bien maintenu dans la main, on imprime à la pointe un mouvement de rotation à droite, puis un mouvement de rotation à g-auche. La pointe du silex appuyée sur le crâne y pénètre aisément par ce mouvement alternatif à droite et à g-auche que j’ai dit, en vrillant. C’est exactement le mouvement de va-et-vient que dans tous les
SCHEMA. DE ROTATION
g. 20. Schéma n° 1 montre la disposition des perforations. La disposition de C( lions peut varier à l’infini pour donner la forme voulue à l’orifice, pour faire d multiples se touchant pu à distance. Celte figure schématique et les suivant dessinées parle docteurVillandre.
Fig. 27. l’ablatioi de Fabls
RÉGULARITÉ DU RISEAU
opérations de perforation on emploie avec des archets, mouvements 'de rotation avec va-et-vient en deux sens différents.
Peut-être les sauvag’es imprimaient-ils aussi ce mouvement à l’aide d’un archet.
Ce qui pourrait faire admettre qu’ils n’avaient pas besoin d’archet, c’est qu’en beaucoup de circonstances, ils exécutent ce mouvement avec une rapidité et une sûreté considérables sans avoir besoin d’archet. C’est le mouvement avec lequel ils allument le fêu.
Lorsque la rondelle a été circonscrite par une série de perforations comme dans la fig-ure 26, on peut reprendre chacune de ces perforations et les agrandir par la même manœuvre de façon à le faire empiéter l’une sur l’autre.
En passant ensuite la pointe du silex d’une perforation à l’autre, on obtient un sillon profond sur l’os légèrement dentelé. Lorsque la table interne a été complètement effondrée par la pointe du silex en tous ses points, il est facile de soulever la rondelle avec n’importe quel instrument.
On est surpris alors de voir que l’orifice taillé en biseau, comme tous les orifices crâniens que nous observons dans les fouilles, est bien régulier et présente très peu de dentelures; le schéma fait ces dentelures plus accusées que la réalité à l’effet de faire comprendre le procédé.^
L orifice se présenté surtout comme dans la figure (fig. 26) et s il y a quelque dentelure saillante, avec quelques coups de la pointe de silex, on 1 abat aisément pour lui donner de la régularité.
Une première expérience sans éducation préalable quelconque de la main, m’a donné ce résultat en apparence parfait. J’estime donc que, pour un homme habitué aux instruments, la perfection ^ de l’opération n’a rien de surprenant.
On remarquera que ce procédé est facile;
Qu’il est relativement rapide ;
Que contondant la substance osseuse, il doit donner peu de sang;
Qu’il serait infiniment plus facile avec des silex bien taillés ad