FORMES DES MARGES
hoc et très facile pour des mains habituées à manœuvrer des instruments de pierre ;
Que d’autres instruments en os, ou en autre matière en forme de, crochets peuvent contribuer à rendre l’opération plus rapide et plus facile (en terminant).
On remarquera que taillant le crâne aux dépens de la table externe, il donne à l’orifice exactement l’aspect évasé que nous trouvons dans tous les cas de trépanation préhistoriquqj II suffit de jeter un coup d’œil sur la fig-ure pour constater qu’elle est identique d’aspect avec celle des trépanations pré-historiques véritables (fig-. 25 ).
Ce procédé a même un avantagée qui assimile bien l’ouverture crânienne à celle des trépanations préhistoriques. On peut donner à l’orifice, non une forme toujours arrondie comme celle qui résulterait du grattage, mais les formes les plus variées. On peut ainsi taillerie fragment crânien enlevé, en lui donnant les formes désirées.
£ Il est même fort curieux de constater sur la pièce comme sur le dessin que le bord de l’orifice est beaucoup plus régulier qu’on ne pouvait l’attendre. J’avais pensé qu’il présenterait des dentelures répondant aux trous que j’avais faits pour pénétrer dans le crâne. Mais la pointe en repassant dans le sillon les avait égalisés, et si on trouve des dentelures, elles ressemblent beaucoup à celles ■ que l’on observe sur les pièces préhistoriques vraies. i
Enfin, la taille de la rondelle que je ne puis rëprésenter, lui avait donné une forme identique à celle des rondelles que nous connaissons, c’est-à-dire que les bords de la rondelle ne sont pas, comme dans nos rondelles de trépan, taillés perpendiculairement à la surface osseuse, mais un peu obliquement découpées aux dépens de la table externe, comme les rondelles qui se trouveiif dans les collections préhistoriques."^
La surface externe de la rondelle est ordinairement plus étroite que la surface qui correspond à la table interne.
Ce procédé de trépanation avec un silex que j’ai reconstitué me