III. Thyrsoporellidæ
[V. Daciyloporidæ.
1 VH. iiagcnmulleridæ.
Dasycladus. Agardli.
llalycorine. Harvey.
Clypeina. Michelin ’.
Cymopolia. Lamouroux Parkerella. Munier-Chalums '.
Polypliysa. Lamouroux.
Acetabularia. Lmx.
Acicularia. D’Arcliiac *.
Briardina. AI.-C. *.
Orioporella. M.-C. *.
I Thyrsoporella. Gumbcl *.
j Gumbelina. M.-C. *.
Dactylopora. Lamx '.
I Neomeris. Lamx.
Bornetella. M.-C.
Terquemella. M.-C. '.
Maupasina. M.-C. *.
Zittelina. M.-C. *.
Uteria. Michelin.
( Hngenmulleria. M.-C. *.
( Carpenterella. M.-C. *.
cylindre calcaire. Parmi celles-ci, dëux groupes de Siphonées paléozoïques, les Archæocyathus Billings et les Receptaculites Defrance, rapportés pendant longtemps aux Foraminifères, méritent d’attirer notre attention. Les Receptaculites sont représentés pour la première fois, dans le cambrien du Canada, par le Receptaculites calciferus, puis dans le silurien, le dévonien, le carbonifère par des formes aussi nombreuses que variées. Le croquis suivant fera comprendre la structure des Receptaculites (üg. 3). L’organisation des Archæocyathus n’est pas moins curieuse. Nous connaissons VA. Marianus des schistes cam¬
briens de la province de Séville et des couches siluriennes du Canada. L’échantillon, je l’ai dit ailleurs’, ressemble à nos plus gros Tigillites, et, comme le montre le croquis 4, l’empreinte possède deux cylindres bien accentués.
Ici se présentent à nous deux fossiles, le Tigillites et V Oldhamia sur la nature desquels on a tant discuté. M. Marion, le savant zoologiste de la Faculté de Marseille, les rapproche des Spirographis, annélides sédentaires des bords de la Méditerranée, alors que M. Charles Barrois les compare au moulage de la partie interne des Verticillipora
i. Certains de nos Tigillites paraissent se rattacher assez étroitement au type paléozoïque Arcliæocyallais. — Voy. L. Crié, Recherches morphologiques et paléontologiques sur les cryptogames cellulaires amphigènes (Revue scientifique de la France et de l’étranger, 1881, p. 759).'
ou d’un groupe voisin éteint. Des échantillons de Verticillipora anastomosans Mantell ( Barroisia anastomosans Mant. sp.), de l’aptien d’Angleterre, que je dois à l’obligeance de M. Barrois, m’ont permis de reconnaître les rapprochements signalés, par l’éminent géologue de la Faculté des sciences de Lille, entre les Tigillites et les Verticillipora.
Je crois utile de donner le résultat des recherches sur les Tigil-
a, échantillon vu de côté; b y coupe transversale montrant le double cylindre; c , fragment grossi du cylindre externe; d } fragment grossi de la paroi interne du cylindre.
Hles ou Scolithus que M. Barrois a eu l’amabilité de me communiquer pendant l’impression de son beau travail sur les terrains anciens des Asturies et de la Galice (Espagne).
« Aucun caractère visible ne permet de distinguer les débris du silurien d’Espagne que je désigne sous ce nom (Scolithus), de la forme du Potsdam sandstone d’Amérique. Il est du reste oiseux de multiplier les divisions spécifiques dans ce groupe dont les affinités génériques sont encore si obscures : on sait que certains paléontologistes les considèrent comme des tubes d’annélides, tandis que
d’autres les regardent comme des végétaux. J’ai indiqué en 1875 leurs rapports avec les moules internes de certains Rhizopodes qui me rappelaient à la fois certains traits de l’organisation des Eponges et de celle des Foraminifères ; je citai alors comme type de ce groupe le Verticillipora anastomosans Mant., dont le tissu ressemble à celui des Foraminifères porcellanés et qui présentent si nettement la disposition métamérique signalée chez des éponges vivantes par Miklucho-Maclay et Hæckel, et si commune chez les éponges fossiles. On sait que ces Verticillipora ont été étudiés depuis cette époque et rangés par M. Zittel dans la nouvelle famille d’Eponges calcaires qu’il a désignée sous le nom de Pharelrones 2 ; M. Steinmann les rattache à sa sous-famille des Sphinclozoa, que je ne serais pas étonné de voir un jour rapporter aux Siphonées verticillées.
Les belles recherches de MM. Munier-Chalmas 1 2 3 et Steinmann 4 5 sur ces groupes ont beaucoup étendu nos connaissances sur les algues inférieures ; et leur importance pendant les époques géologiques est aujourd’hui reconnue. Si donc on considère l’isolement du groupe éteint des Pharelrones au milieu de la classe des éponges, et au contraire les analogies des Verticillipora , Peronella, etc., avec les Siphonées verticillées de M. Munier-Chalmas, Beneclce, Steinmann, on est plus porté à leur trouver des analogies dans le règne végétal que dans le règne animal. L’ordre des Pharetrones n’est pas admis du reste par les spongiologistes anglais, qui font rentrer les Pharetrosponges dans la famille des Renieridæ on ne peut toutefois songer un instant à rapprocher les Spliingtozoa des Reniera. Si nous cherchons à schématiser l’organisation des Siphonées verticillées cal-
1. M. Louis Crié, avec qui j’ai souvent échangé mes vues à ce sujet, a bien voulu rappeler, dans son intéressant article de la Revue scientifique de décembre 1881 (p. 759), cette note où « je comparai les Scolithes au moulage de la partie interne des Verticillipora ou d’un groupe voisin éteint » {Annal. Soc. géol. du Nord, t. III, 1875, p. 16).
2. Zittel, Sludien üher fossile Spongien, III {Abh. d. K. bayer. Akad. d. W., II Cl., XIII Bd., II Abth, p. 19, und dies Jahrb. 1879, p. 19). München.
3. Munier-Chalmas, Ohs. sur les algues calcaires appartenant au groupe des Siphonées verticillées (Comptes rendus Acad, sciences, 1877, t. LXXXV).
4. Steinmann, divers mémoires dans le Neuen Jahrbuch f. Minéralogie.
5. Sollas, On Pharelrospongia (Quart, journ. geol. Soc. London, vol. XXXIII, pl. XI).
caires, leur squelette nous paraît formé par un ou deux cylindrescalcaires : le cylindre externe limite les cellules les plus extérieures et les fructifications des verticilles; le cylindre interne entoure le canal central et est percé de pores conduisant dans les cellules verticillées. Il résulte donc de l’organisation des Siphonées verticillées calcaires, comme l’a indiqué M. Louis Crié l , que, lorsque la matière organique est détruite, il reste presque toujours, chez les espèces fossiles qui fixaient plus de calcaire que les espèces actuelles, un squelette généralement cylindrique creusé de canaux (rayons des verticilles) et de loges (fructifications). Ces prémices étant admises, on devra trouver avec nous les caractères des Siphonées verticillées dans de nombreux Sphingtozoa, Scolithus , et autres fossiles paléozoïques.
• « Quoi qu’il en soit de la position systématique du groupe des Sphinglozoa , son changement de place ne toucherait en rien les rapports des Scolithes et des Verticillipora, que nous croyons très naturels. Nos recherches établissent en tout cas que ce groupe remonte très haut dans la série géologique, puisque j’en ai rencontré trois genres nouveaux ( Sollasia, Amblysiplionella , Sebargasia) dans le calcaire carbonifère des Asturies; il aurait déjà atteint un développement considérable à l’époque du silurien inférieur, si on lui rattache les Scolithes.
« Des observations récentes ont été faites en France sur les Scolithes du grès armoricain par MM. Morière 2 , Crié 3 , de Saporta A ; ces fossiles, identiques à ceux des Asturies qui vivaient dans la même mer, constituent, d’après M. de Saporta, des corps cylindriques associés en colonies, disposés verticalement, occupant encore dans le grès armoricain leur position naturelle, et devenus solides par le remplissage. M. de Saporta conclut que ces scolithes ne sont pas des végétaux, mais des tubes d’annélides arénicoles, voisins môme, d’après M. Marion, des Spirographis actuels ! En l’absence de tout tissu conservé, il sera toujours difficile de fixer définitivement la position