‹ Les origines de la vieChapitre 8 sur 15 · Louis Crié, Revue scientifique, décembre 1881, p · texte numérisé non relu

Louis Crié, Revue scientifique, décembre 1881, p

2. Morière, Assoc. franc. Av. sciences, congrès de Paris, 1878, p. 576.

3. Louis Crié, Revue scientifique, Paris, 1881, t. XXVIII, p. 755.

4. De Saporta, Assoc. franc. Av. sciences, congrès de Paris, 1878, p. 576.

systématique de ces fossiles : un seul fait paraît établi et admis également par tous les naturalistes qui se sont occupés des Scolithes : c’est qu’ils ne représentent que des moules internes de fossiles, aujourd’hui disparus. Il y a donc lieu de rechercher d’abord, dans cette étude, quels sont les êtres connus, vivants ou fossiles, dont les moules internes peuvent présenter une forme analogue à celle des Scolithes. Je reconnais volontiers en commençant cet examen comparatif qu’il y a des analogies entre ces scolithes siluriens et les annélides qui creusent le sable de nos plages et y sécrètent leur tube ; mais avant d’accepter un rapprochement entre le genre Spirographis actuel et les plus anciens fossiles de France, avant d’admettre que les annélides les plus différenciés, comme les Sabellides, avaient déjà terminé leur évolution à l’époque où vivaient les Gystidées et les trilobites les plus inférieurs, on doit avoir épuisé toutes les hypothèses possibles.

«Les Verlicillipora, auxquels je compare encore ici les Scolithus, ne présentent pas avec eux des relations génériques immédiates; on ne peut y voir que des représentants d’un groupe voisin, antérieurement éteint. Peut-être même trouverait-on, parmi les Sphingtozoa de Steinmann, un autre groupe présentant avec les scolithus des analogies plus intimes : je n’ai pris comme type de comparaison les Verticillipora qu’à cause de leur abondance et du grand nombre que j’en ai eu entre les mains. Les Archœocyathus par exemple, décrits par M. Mac Pherson 1 2 dans le cambrien de Séville, paraissent présenter en effet, comme l’a fait voir M. Crié 3 , bien plus d’analogies avec les Scolithus que les Verlicillipora. Les Verlicillipora sont des touffes, ou cormus, formés d’individus cylindriques, subparallèles, divisés en nombreux métamères. L’oscule de chaque individu cylindrique se poursuit dans toute sa longueur par un canal central, limité par un mur (cylindre interne)] l’individu est limité en dehors par un autre mur ( cylindre externe)-, l’espace compris entre les deux murs, et qui

1. Mac Pherson, Estud. geai, y pelrog. de la prov. de Sevilla (Bol. com. map. geol. de Usp., 1879, Madrid, p. 138). — F. Rremer, Zeita. d. deuts, Geol. ges., XXX, 1878, p. 369.

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