‹ Les origines de Mahé de MalabarChapitre 24 sur 86 · A. Col. C3 73, f · texte numérisé non relu

A. Col. C3 73, f

accepté ; en même temps que nous évacuions cet établissement, nous envisagions déjà la possibilité d'y revenir à titre définitif. Certes, nous aurions encore à lutter contre M. Adam, dont le crédit s'était augmenté de toute notre faiblesse. M. Adam pouvait dire et disait en effet très haut qu'avant un an il nous aurait fait chasser de toute la côte malabar, même de Galieut, et les gens du pays le croyaient parce qu'il avait dit la même chose pour Mahé et que ses prévisions s'étaient réalisées. Mais il ne faut pas tenter outre mesure la fortune ; la puissance de M. Adam n'était faite en réalité que de notre insuffisance ; le jour où nous emploierions les moyens nécessaires, il était certain que M. Adam n'oserait pourtant pas déclarer la guerre à la France pour sauver Bayanor, et que ce dernier serait écrasé.

C'est en effet ce qui arriva avant que l'année 1725 ne fût terminée.

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