‹ Les origines de Mahé de MalabarChapitre 55 sur 86 · La garce équivalait à 7.500 livres · texte numérisé non relu

La garce équivalait à 7.500 livres

2. Avec le principal de sa dette et les intérêts accumulés, la Compagnie dut un moment jusqu'à 3.700.000 livres ; en 1736, elle était arrivée à rembourser 2.000.000. Elle ne put jamais complètement s'acquitter.

3. Nous trouvons de 1730 à 1732 une sorte de société constituée

En 1731, la Compagnie, désirant donner à ses affaires dans l'Inde une extension considérable, forma le dessein de tirer aussi quelques marchandises de Surate ; par mesure de prudence, elle demanda aux employés des deux comptoirs de s'entendre entre eux pour que le trafic se fit sous leurs noms respectifs, comme s'il s'agissait d'un commerce particulier. Le chef de la loge de Surate était alors M. Flacourt et son second M. J.-B. Martin; l'humiliation où l'on tenait M. Flacourt était telle qu'il n'osait plus prendre le titre de directeur et n'était considéré par la population que comme le vaquil ou commissaire de la Compagnie ^ Le Conseil de Mahé écrivit en conséquence à M. Flacourt le lo juillet 1732 que, s'il croyait pouvoir satisfaire aux désirs de la Compagnie, il devait dès cette année envoyer à Mahé par navires anglais, portugais ou maures — de préférence par ceux d'Ali Raja — trois ou quatre balles des marchandises suivantes : outils, organdis, baguze, sauvaguze, dérioladis d'Agra, ponalaguzes, etc., qui étaient des toiles de coton blanches, plus des necanez, neganepaux, bajustopaux et coutelines bleues ~. La même année — 27 décembre — le Conseil de Pondichéry, obéissant aux mêmes instructions delà Compagnie, fit une commande de 150 balles des premières sortes et 50 balles des secondes. Le tout devait être expédié à Mahé, pour être réexporté en France en janvier 1734 .

M. Flacourt répondit qu'il pouvait se procurer les

pour ce commerce et compreuant les noms de MM. Guesdon, Decoublay, Signaid et Mollandin. M. Mollandin était l'ancien chef du comptoir de Mahé.

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