‹ Les origines de Mahé de MalabarChapitre 6 sur 86 · A. Col. C2 68, f. 24 et · texte numérisé non relu

A. Col. C2 68, f. 24 et

geance du gouverneur de Madras, M. Pitt, qui lui loua un navire pour aller les chercher. Les Hollandais protestèrent contre cet acte de complaisance'.

La paix fut rétablie entre les Hollandais et le Samorin en 1710. Une des conditions de l'accord fut l'expulsion des Français. Le Samorin fit en consé([uence sommation à M. Fuet d'avoir à (juitter le pays, mais secrètement il lui faisait dire de rester. Loin de vouloir chasser les Français, il sollicitait au contraire leur concours et demandait à AL Hébert de lui envoyer des vaisseaux pour recommencer la guerre contre les Hollandais. M. Hébert fit savoir qu'il n'en avait pas; malheureusement, quelques semaines plus tard, un vaisseau détaché de l'escadre royale de M. Raoul passa à Galicut, sans même essayer de donner la moindre espoir au Samorin. Celui-ci, fort mécontent, songea alors sérieusement à se débarrasser des Français ; l'espérance de secours ultérieurs retint sa décision-.

La situation était fort délicate pour AL Fuet, qui vivait constamment dans l'attente des pires événements : en 1711, il envoya un de ses employés à Pondichéry pour se concerter avec M. Hébert sur les mesures à prendre. Cet employé était M. MoUandin, dont nous allons retrouver le nom à chaque page de ce récit. M. MoUandin était au service de la Compagnie depuis treize ans ; c'était im homme intelligent, actif, très au courant des alTaires de la côte Malabar, qu il semble avoir traitées pendant la majeure partie de sa carrière, sinon pendant sa carrière tout entière.

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