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mais il consentit à payer une indemnité. Sur le taux même de cette indemnité, le Canara exposa qu'en onze mois de guerre avec Gotiatte, il avait dépensé de 250 à 275.000 pagodes. Il ne pouvait assurément demander le remboursement d'une somme aussi élevée ; il se déterminerait d'après les propositions de l'ennemi. M. Louet vit Gotiatte le 19 janvier et leva les derniers obstacles : on paierait au Ganara 160.000 fanons.
Sur cette assurance, M. Louet revint le même jour à Malle Palagat, camp des Ganarais, et crut pouvoir écrire à dix heures et demie du soir à M. Trémisot que, si les Anglais ne trouvaient pas le moyen de rompre les pourparlers, la signature de la paix paraissait certaine. Une entrevue, imminente entre Gotiatte et Govalaya, devait trancher les dernières difficultés. Le 26 janvier, tout allait encore bien ; le 30, tout était rompu. Dans l'intervalle, les Anglais avaient dépensé 17.000 pagodes pour faire échouer les négociations • !
Le 6 février, les affaires avaient encore une fois changé de face. Gotiatte avait réfléchi qu'en brouillant les affaires, M. Law poursuivait toujours le même but : asservir les États malabars à Gheriquel, pour dominer lui-même l'Etat de Golastry et acquérir ainsi, au profit de la nation anglaise, l'influence prépondérante. Pour tenter une dernière chance de pacification générale, M. Duval de Leyrit fut envoyé en ambassade auprès du roi de Ganara.
Il était trop tard. Dès le 29 janvier, M. Law, sur la nouvelle reçue deux jours auparavant que des secours importants allaient arriver de Bombay et d'Anjingo,