‹ Les origines de Mahé de MalabarChapitre 8 sur 86 · A. Col. C-^ 72, p. 5 et · texte numérisé non relu

A. Col. C-^ 72, p. 5 et

Compagnie et à entretenir le comptoir jusqu'à la fin de 1719'.

Les 1050 roupies furent rapidement dévorées : à peine en restait-il quelques fanons au début de 1720. Le Conseil de Pondichéry ne vit d'autre moyen, pour empêcher la disparition de Galicut, que de tirer sur M. Adam une lettre de change de 300 pagodes, puis il autorisa M. MoUandin à venir conférer avec lui.

Quant au vœu formulé par la Compagnie de voir supprimer les comptoirs de Calicut et de Mazulipatam, le Conseil ne le connut que pour savoir qu'il n'avait pas à en tenir compte. Peu de temps après que la lettre du 25 janvier 1719 fut parvenue dans l'Inde, le Conseil, apprit que la Compagnie des Indes Orientales avait cessé d'exister et avait fait place à une compagnie nouvelle, riche, puissante et entreprenante. C était la Compagnie des Indes, organisée par Law à l'abri du fameux système, qui n'échoua peut-être que parce qu'il fut la première manifestation du crédit public et du régime banquaire qui régit aujourd'hui le monde.

Sans demander l'avis du Conseil Supérieur de Pondichéry, la nouvelle Compagnie affirma ses propres desseins par lettres en date des 9 novembre, l'"'" décembre 1719 et 24 février 1720. Elle envoya tout d'abord à Pondichéry pour les affaires courantes une somme de 4.033.318 livres en matières d'argent-^ et en marchandises, dont 4.700

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