CHAPITRE XVI
Joie des Sœurs et du Vénérable à la nouvelle de l'obtention des Bulles. — Rénovation solennelle des Vœux.
La Mère Patin ne reçut l'heureuse nouvelle de l'expédition des Bulles que peu de temps avant le Carême, Malade et à l'infirmerie, dans l'excès de sa joie, elle se fit aussitôt con-
erectorum Priorissis, Monialibus, et mulieribus pœnitentibus, illisque inservientibus, ac ipsis Congregationibus et Monasteriis Monialium quomodolibet hactenùs concessis, et in futurum concedendis non solùm ad eorum instar, sed etiam sequè principaliter, et pariformiter uti, frui, et gaudere libéré et licitè possint et valeant, auctoritate et tenore prœsentis concedimus et indulgemus. Decernentes easdem pr^esentes litteras semper firma-i, validas, et efficaces existere et fore, suosque plenarios et integros effectus sortiri et obtinere, ac illis ad quos et quas spectat, et pro tempore quandocumque spectabit, in omnibus et per omnia plenissimè suffragari, et ab illis respectivè inviolabiliter observari, sicque in pra;missis per quoscumque judices ordinarios et delegatos etiam causarum Palatii Apostolici auditores judicari et definiri debere, ac irritum et inane si secus super his à quoquam quavis auctoritate scienter vel ignoranter contigerit, attentari ; non obstante nostra et cancellariœ Apostolicse régula de non concedendis indulgentiis ad instar, aliisque apostolicis ac universalibus provincialibusque et synodalibus conciliis editis generalibus vel specialibus constitutionibus et ordinationibus, nec non quibusvis et virtute confirmatione Apostolicâ, vel quavis firmitate alia roboratis statutis et consuetudinibus, privilegiis quoque indultis et litteris Apostolicis in contrarium prsemissorum quomodolibet concessis, confirmatis et innovatis, quibus omnibus et singulis illorum tenores prsesentibus pro plenè et sufficienter expressis et insertis habentes illis alias in suo robore permansuris ad prsemissorum effectum hac vice duntaxat specialiter et expresse derogamus, cœterisque contrariis quibuscumque. Datiim Romœ apiid Sanctam Mariain Majorem, sub annulo Piscatoris, die secundo. Jamiari MDCLXVI.
Pontificatus nostri anno undecimo.
S. Vgolinus.
Scellé d'un sceau de cire rouge.
duire au chœur, y assembla la Communauté et entonna ellemême le Te D^um. De plus, elle fit vœu de continuer une seconde année la récitation de l'office de l'Immaculée Conception, Elle s'empressa ensuite d'informer le V. P. Eudes de ce grand bonheur. Il était alors à Paris où il s'était rendu après sa grande mission de trois mois à Saint-Pierre de Caen. vSa réponse est bien l'expression de son bonheur.
« Ma très chère Mère,
« Je vous remercie de tout mon cœur des heureuses nouvelles que vous m'écrivez, j'en ai une joie indicible. Grâces infinies en soient à jamais rendues à la très sainte Trinité ! Grâces infinies à notre très adorable Jésus ! Grâces éternelles à sa très sainte Mère, qui est aussi la nôtre ! Grâces immortelles à tous les Anges et à tous les Saints, spécialement à S' François de Sales ! Bénédiction sur bénédiction à toutes les personnes qui ont contribué à ce grand succès !
« Réjouissons-nous en Notre-Seigneur, ma très chère Mère, réjouissonsnous, mes très chères Sœurs, et que ces faveurs du ciel nous animent à aimer ardemment et à servir fidèlement notre très bon Jésus et notre très aimable Mère par la pratique des solides vertus, spécialement de l'humilité, de l'obéissance, de la charité, et surtout du zèle du salut des âmes perdues et abandonnées. C'est ainsi que vous pouvez davantage faire paraître l'amour que vous portez à celui qui s'est sacrifié pour elles, et le désir que vous avez de plaire à sa très charitable Mère,
« Au reste, je ne doute pas que vous n'ayez bien chanté notre saint alléluia ! Oh ! que j'ai grand désir de le chanter avec vous, ma très chère Mère et mes très chères Sœurs, et de vous porter une sacrée relique (i) des
I. Le Monastère de Caen possède encore dans ses archives trois authentiques de reliques, signés de M""" de Lorraine, abbesse de Montmartre. Le premier est du 8 octobre 1661 ; le second du 30 août 1665. Ces reliques paraissent avoir été données pour les Séminaires de Caen et de Lisieux. Peut-être le Vénérable les donna-t-il de préférence à la Charité. Aucune maison n'est désignée dans le troisième qui est du 22 mai 1667. Avec ces authentiques se trouve un autographe du Vénérable, inconnu jusqu'ici et que nous reproduisons par respect pour sa mémoire, et aussi à cause de l'importance que l'église du Vœu National a donnée à la montagne des Martyrs. Le lecteur y remarquera l'aveu d'une apparition de la sainte Vierge pour lui donner le nom des Saints. C'est la preuve la plus' certaine que nous ayons jusqu'ici de ces ineffables communications de Marie avec son dévoué Serviteur.
« En Tannée 1562, les Calvinistes ayant pris les armes entrèrent par force dans l'Eglise de S' Médard, au fauxbourg S' Marceau de Paris, là où ils brisèrent les images, profanèrent les autels, et foulèrent aux pieds le Très S' Sacrement. Et ensuite estant entrés triomphans dans la ville et en ordre de bataille, comme s'ils eussent voulu en faire autant par toutes les églises, les Religieuses de Montmartre en furent tellement effrayées que, dans la crainte qu'elles eurent que les hérétiques furieux n'exerceassent la même rage sur leur église et sur les saintes reliques qui y estaient, non seulement des S" Martyrs qui ont répandu leur sang sur cette sainte montagne, mais aussi de plusieurs autres saints qui y avaient esté apportées de Rome, et d'autres endroits, qu'elles prirent à la haste toutes ces sacrés reliques et les tirant de leurs chasses et reliquaires les cachèrent toutes ensemble et confusément
Saints martyrs, compagnons de S' Denys, que j'ai obtenue pour vous de Madame de Montmartre. Car je ne vous oublie pas, mes très chères Sœurs, quoiqu'il semble que vous m'oubliiez totalement, n'ayant eu aucune nouvelle de vous depuis mon départ de Caen. Je vous assure que tous les jours je vous présente toutes à Dieu en général et chacune en particulier, au saint autel, comme mes pauvres brebis et mes chères Filles, pour vous sacrifier avec notre adorable Hostie, à la gloire et à la louange de la très sainte Trinité, et pour faire plusieurs autres choses pour vous qui seraient trop longues à écrire.
« Je vous prie, ma très chère Mère, de donner lecture de cette lettre à toutes nos très chères Sœurs, et de n'oublier point devant Dieu celui qui est en vérité dans le très saint Cœur de Jésus et de Marie,
« Ma très chère Mère,
« Tout vôtre,
Jean Eudes, Prêtre-Missionnaire. »
D'après les annales de Notre-Dame-de-Charité, cette lettre serait du ii octobre 1665. Les bulles pouvaient être accordées en principe, non délivrées.
Suivant l'usage^ la bulle fut expédiée de Rome à l'évêque du diocèse. Mgr de Nesmond ne la reçut qu'après Pâques. Peu après, rencontrant une sœur tourière, il lui dit joyeusement
dans un lieu particulier et secret d'où ayant esté retirées longtemps après, et ne pouvant plus les discerner parce que les noms et escriteaux de chaque rehque s'estaient perdus, on les a toutes qualifiées du nom des Reliques des 5'^ Marty rs de Montmartre, dont M'"'= Françoise de Lorraine m'en a donné cinq morceaux, pour notre maison de Caen, de Coutances, de Rouen et de Lisieux, et pour la maison de Notre-Dame-de-Charité suivant l'attestation ci-jointe.
« Mais après plusieurs prières faites pour ce sujet, la bienheureuse Vierge a eu la bonté de nous déclarer l'accident arrivé à ces saintes reliques, en la manière susdite : Et de nous faire connaistre que la relique qui est à Coutances avec son attestation est de S' Valentin, martyr, non pas celui du 14 février, mais l'un de ceux dont il est fait mention au martyrologe romain, le 22 d'octobre, qui sont au nombre de 4066 ; que la plus grande des quatre autres qui est en cette maison de Caen, et qui est un os du bras ou de la cuisse, est de S' Sébastien, martyr ; que la seconde qui est aussi en cette maison, est de S* Alexis ; que ces'deux ont esté apportées de Rome par un saint prestre de S' Clou, nommé Jacques Alain, qui les reçut du Pape Marcel en l'anée 1555, pour les apporter à Montmartre ; que la troisième, qui est encore en cette maison, est de S' Louis, Roy de France ; et que la quatrième que j'ai donnée à la maison de Notre-Dame-de-Charité, est de S' Satyr, martyr, qui a souffert le martyre le 12 de janvier, selon le martyrologe romain.
« Grâces immortelles vous soient rendues, ô Royne de tous les Saints, pour cette signalée faveur qu'il vous a plu de nous faire. Fait à Caen, ce 21 de septembre 1666 : f Jean Eudes. »
« Remarquez que la translation dont il est (question), fait mention dans cette attestation de Madame de Montmartre, fut faite en l'année 1527. Les reliques de S' Sébastien et de S' Alexis n'étaient pas encore à Montmartre, là ou ayant esté apportées depuis, en l'année 1555, elles furent cachées confusément avec toutes les autres en l'an 1562, avec lesquelles elles furent trouvées par après en la manière qui a esté dite cy-dessus. »
f Jean Eudes.
en mettant la main sur sa poche : « J'ai ici de quoi réjouir la « communauté ; dites à la bonne Mère Supérieure que ce sont « ses bulles et que je les lui porterai au plus tôt, » Il poussa la bienveillance jusqu'à le faire le jour même. Les Religieuses s'assemblèrent à la grille du chœur et après les avoir engagées à remercier Dieu de cette faveur, Mgr leur fit voir l'excellence de cette bulle et les avantages que leur Institut en recevait.
w Jusque ici, continua-t-il, vous n'étiez attachées à la Religion que par des vœux simples, dont vous pouviez assez facilement vous faire dispenser pour de bonnes raisons ; mais si vous les renouvelez, ils deviendront solennels et irrévocables. Réfléchissez donc bien, pendant qu'il en est temps, à la grave décision que vous devez prendre. Faites-le librement, sans céder en rien à la crainte ou au respect humain. »
Pour donner ce temps de la réflexion, Sa Grandeur fixa la cérémonie de la nouvelle profession à la fête de l'Ascension et ordonna à la Mère Patin de mettre en retraite toutes celles qui pouvaient y prendre part. Toutes les professes, au nombre de seize, commencèrent leur retraite avec une joie inexprimable. Deux qui n'avaient pas l'âge de 20 ans accomplis, exigé par la bulle, se chargèrent avec les novices de tous les emplois, afin que rien ne vint distraire les retraitantes dans leur solitude. A la fin de ces exercices, M. Le Grand, curé de Saint-Julien, toujours supérieur de la communauté, examina les Religieuses comme le droit-canon exige qu'il soit fait pour les simples novices. Les Sœurs sortirent Tune après l'autre de la clôture, et ce supérieur n'épargna rien pour les bien convaincre qu'elles étaient entièrement libres ; il leur offrit même la dispense de leurs vœux simples. C'était aller un peu loin. Des raisons autres que la simple rénovation de ces vœux étaient certainement nécessaires pour permettre de les en dispenser légitimement ; et même, d'après l'avis des docteurs de Sorbonne, appuyé sur de graves autorités, les trois vœux ordinaires étaient déjà solennels. Cette épreuve ne servit qu'à montrer la fermeté de ces premières Sœurs, toutes demandèrent avec instance la grâce de se consacrer irrévocablement à Dieu, bien résolues de vivre et de mourir dans leur sainte vocation.
Cet examen se fit le 31 mai. Le 2 juin, Mgr de Bayeux donna en ces termes l'acte qui reconnaissait la bulle et en ordonnait l'application :
" François de Nesmond, parla grâce de Dieu et du Saint-Siège apostolique, ^véque de Bayeux, à tous ceux qui ces lettres verront, salut en Notre-Seigneur,
« Notre office pastoral nous oblige de vous faire savoir qu'on nous a présenté les lettres apostoliques de nos bien-aimées Filles en Jésus-Christ, les Religieuses, dites de la maison du Refuge de Notre-Dame-de-Charité, de Caen, ville de notre diocèse, qu'elles ont obtenues de Notre Saint-Père le Pape Alexandre VII, sur Térection et confirmation de leur Institut, et pour la solennité des quatre Vœux qu'elles doivent faire dans le dit Monastère, données à Rome à Sainte-Marie-Majeure, sous Tanneau du Pêcheur, le ^ deuxième jour de janvier de Tannée présente, la onzième du Pontificat de notre dit Saint-Père, signées Ugolinus; les susdites Religieuses nous demandent en toute humilité que nous recevions les dites lettres apostoliques, et c[ue ce soit notre bon plaisir d'admettre, approuver et confirmer leur susdit Institut, qui a été par ci-devant commencé et érigé sous notre permission e: celle de nos prédécesseurs. Nous, susdit Evêc|ue, avant connu que les dites lettres étaient vraies et dûment expédiées en cour de Rome, et étant porté d'une bonté paternelle pour le bien et avancement des dites Religieuses, avons tout aussitôt admis, approuvé, autorisé et confirmé leur Institut et érection, suivant la forme et teneur de ces dites lettres apostoliques, et nous les admettons, approuvons, autorisons et confirmons par les présentes, aux fins que les honnêtes femmes, filles et veuves, ayant atteint l'âge de 20 ans accomplis et fait deux ans de noviciat, fassent les trois vœux essentiels ordinaires, et un Cjuatrième vœu de recevoir et instruire les femmes débauchées qui voudront faire pénitence dans le dit monastère, sous la règle de Saint Augustin et les Constitutions par nous à elles prescrites ; et qu'elles y vivent à perpétuité comme aussi avec un Institut et érection perpétuel du dit monastère, érigé en prieuré conventuel, sous la dénomination de prieuré du Refuge de Notre-Dame-de-Charité, comme il est contenu plus amplement dans les susdites lettres apostoliques ; en sorte néanmoins que les dites Religieuses soient tenues et obligées d'être et de demeurer toujours sous notre autorité, conduite et direction et de nos successeurs, en témoin de quoi nous leur avons donné les présentes, signées de notre main, et commandé à notre secrétaire de les signer et d'y apposer notre sceau.
« Donné à Caen, dans notre Palais épiscopal, l'an de Notre-Seigneur, mil six cent soixante-six, le 2^^ jour du mois de juin. »
Le lendemain, jour de l'Ascension, Sa Grandeur se rendit à la chapelle, accompagné de ses officiers. Elle y trouva déjà réunies les personnes les plus distinguées de la ville et tous les bienfaiteurs de la maison. A la fin de la messe dite par le prélat, le V. P. Eudes qui, cette fois, pouvait enfin s'unir à la joie de ses Filles, monta en chaire et prit pour texte de son sermon ces paroles du dernier chapitre de S' Marc qui se trouvent dans l'Évangile du jour : Super œgros maniis imponent, et hene liabebunt : ils imposeront les mains sur les malades^ et ils seront guéris. Après le compliment d'usage à Mgr de Nesmond, il s'adressa aux Sœurs à peu près en ces termes :
€ C'est à vous, mes très chères Sœurs, que je vais maintenant parkr : O vous, les Filles du Saint Cœur de la Mère de la belle dilection, vous voilà
en cette iournée tant attendue, en laquelle vous allez renouvelei" vos saints vœux! Faites-le donc d'un grand cœur, Corda Magno et animo volenti. Vous allez faire le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance comme les autres religieuses; mais vous serez grandement distinguées d'elles par le ciuatrième vœu, ciue vous ferez de travailler au salut des âmes rachetées par le précieux sang du Fils de Dieu. Souvenez-vous, mes très chères Filles, que vous n'êtes fondées ciue pour cela, que la ville ne vous a reçues qu'à cette condition, et qu'à l'heure de la mort Dieu vous demandera un grand compte de cet emploi. Oh ! que la Religieuse de Notre-Dame-de-Charité, qui n'aura pas d'âmes à présenter à ce moment là, sera mal reçue! C'est à vous, mes chères Filles, à y penser, et croyez fermement, et observez-le encore mieux, que vous êtes indispensablement obUgées d'employer tous vos soins, vos prières et votre industrie, mais surtout l'exemple d'une sainte vie, pour attirer à votre Époux les âmes qu'il a déjà rachetées au prix de son sang. Voilà votre obligation, pensez-y instamment. Ah! si vous étiez assez malheureuses pour vous en dédire et ne vous en pas acquitter, je prie dès ce moment, de tout mon cœur, le Père céleste de vous châtier si sévèrement c^ue, par ce moyen, vous puisce siez rentrer au plus tôt dans votre première ferveur pour votre divin et « unique emploi. »
Après ce sermon, Monseigneur entonna le Veni Creator, puis les Religieuses vinrent l'une après l'autre prononcer leurs vœux, comme il se pratique encore aujourd'hui. Après la cérémonie, les nouvelles professes laissèrent éclater leur allégresse en chantant le psaume : Laudate Dominum omnes gentes avec cinq Alléluia entre chaque verset. Leur chant ému prit à ce moment un accent si touchant que bien des assistants laissèrent couler leurs larmes. Le pieux Instituteur ne put contenir dans son cœur la consolation qu'il ressentait et, prenant la parole, il témoigna sa profonde gratitude à tous les bienfaiteurs de la maison et ajouta que ses vœux étaient accomplis, qu'il était prêt à sortir de ce monde quand Dieu voudrait, puisqu'il lui avait fait la grâce de voir de ses yeux l'Ordre de Notre- Dame-de-Charité si solidement établi dans l'Église.
L'éclat même de cette cérémonie souleva une dernière tempête. Les échevins en prirent ombrage et ne se souvenant plus des autorisations données par leurs prédécesseurs, ils se transportèrent en corps aux grilles du monastère et déclarèrent, au nom du Roi, que les Religieuses professes et novices devaient en sortir dans les vingt-quatre heures. Sans se troubler, la Mère Patin leur montra aussitôt les lettres patentes du Roi, celles d'institution de Mgr Molé et le consentement authentique de la ville. Après avoir lu ces pièces et les avoir trouvées parfaitement en règle, leur colère se calma et ils se retirèrent en
invitant la communauté à chanter un bon Te Detim, car ils étaient décidés, disaient-ils, si elles n'avaient pas eu ces pièces, à fermer la maison le jour même. Les Sœurs se rendirent avec joie à cette invitation. Ce dernier effort du démon pour renverser l'œuvre, justifie pleinement les nombreuses démarches faites par le Vénérable pour procurer toutes ces autorisations à ses Filles. Ignorants des usages du xvii'' siècle nous serions exposés à ne pas en voir l'importance.