‹ Les Origines des AquitainsChapitre 32 sur 39 · C. V. V. SAN Clarissimi viri Valerii Sanc · texte numérisé non relu

C. V. V. SAN Clarissimi viri Valerii Sanc

GTI.CV. Q. ti, clarissimus vir quîcstor

PROVINC. Provinciai

BAET1C. TV Bœticai Tu

TOR.C.P. IVL tor clarissimus pueri Iuli

SANCTI. FILI Sancti filii

EIYS. P. G. Ejus ponendum curavit

Le général Creuly (Revue d'Archéologie, 1873) croit que le tuteur est Jules César, le seul questeur de Bétique dont l'histoire fasse mention (686 de Rome, 68 av. n. e.) ; que l'orphelin serait de la famille Valeria, fameuse dans le pays, notamment par Valerius Prœconinus, cl qu'on lui aurait imposé le surnom de Iulus. Il reconnaît, d'ailleurs,que l'épithète de Clarissimus n'apparaît, en épigraphie, qu'au IIe siècle ; mais il la trouve dans une lettre de Cicéron à Servilius Isauricus.

La conjecture n'est guère soutenable; mais il reste ceci : les caractères de l'inscription sont fort beaux et probablement du IIe siècle. Par conséquent, Tarbes aurait été dès lors une localité importante du pays des Convense, dont elle relevait.

Ubisci Voyez Bituriges.

Ussubium Station de la voie de Bordeaux à Argenton par Agen,

dans l'Itinéraire d'Antonin, à XX de Sirio et XXIV de Fines. La détermination est difficile, en raison de la compétition qui s'établit entre les ruines antiques dont le pays est semé. Les uns ont proposé la Réole qui n'est pas aux distances voulues ; il en est de même de Sainte Bazeille, située trop à l'est, et que la Commission de la Carte a

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préférée. D'ailleurs, ces deux villes sont sur la rive droite de la Garonne.

Ussubium était sur la rive gauche. Walckenaer veut que ce soit Uzeste, près de Bazas, ce que l'estimation de* distances ne permet pas d'accorder. D'Anville avait propose une localité au droit de la Réole, sur la rive gauche ; il la nomma Urs et c'est Hure, qui a produit des mosaïques curieuses et beaucoup de médailles. Meilhan, qui est un peu plus haut, a aussi des antiquités et une fontaine dite d'Usa.

La Table Théodosienne met, sur la même voie, entre Sertone, qui est sans doute Serione, et Fines, une station de Vesubio, laquelle est évidemment celle d' Ussubium, sauf le changement de prononciation, qui a entraîné celui de la transcription.

On doit à Ghaudruc de Crazannes (Mèm. de la Société Archéol. du Midi, l, 253 s.) la première mention de l'existence d'un autel circulaire qui se trouvait alors encastré dans un mur du presbytère du Mas d'Agenais et qui sert aujourd'hui de support au bénitier de l'église St-Vincent. On suppose que ce monument aura été transporté du lieu qui fut Ussubium, au Mas, qui est l'ancienne Fines. On y lit l'inscription suivante :

TVTELAE AVG.

VSSVBIO. LABRYM

SILVINVS. SCI

PIONIS F. AN

TISTES. D.

Vanesia Station de l'Itinéraire d'Antonin, route de Bordeaux à

Narbonne, à XII à'Elusa et VIII de Civitas Auscius. Walckenaer désigne Lézian ; d'autres veulent St Jean Poudgc : le point doit être dans ces parages. En tout cas,

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dit D'Anville, il s'agit du passage de la Baïze, dont il croit que le nom a quelque rapport avec celui de Vanesia. Mais le nom latin de la Baïze est Balisa.

Varduli . . . > . , Ce peuple est mentionné par P. Mêla (III, 1) comme

limitrophe de l'Aquitaine, au bord de l'Océan, en Espagne. Pline lui attribue quatorze divisions et nomme celle des Albanenses, pays d'Alava ; il lui donne la ville de Flaviobriga, aujourd'hui Oria (L. IV, 20), qu'il a déjà classée dans les régions des Cantabres (L. III, 20).

Ce nom de Varduli est celui que Strabon défigure sous la forme Bardyètes. Il parait qu'il y faut comprendre les Caristes et les Autrigons, qui auraient fait partie d'une même confédération répondant au Guipuscoa et à l'Alava. Mais les Varduli propres sont le peuple limitrophe de la vallée du Baztan et de la Bidassoa. C'étaient des Gaulois : quelques uns les disent Aquitains ; ils devaient en être mélangés.

Vasatae Dans Ammien Marcellin. Voyez Yasates.

Vasatas (Civilas) Bazas, dans l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem, à VII

de Mutatio Serione et V de Très Arbores. C'est le nominatif et l'accusatif pluriel celtique du nom rendu en latiu par Vasates. Cette forme a été fréquemment accueillie par les auteurs latins et par les documents officiels, tels que la Notifia Imperii, où on lit : prœfectus Silva?icctas, Bedoîias, Lingonas, etc. A partir de ce moment, l'accusatif en as remplace les autres cas de la déclinaison qui tombe en désuétude (Cf. Arbois de Jubainville, Rev. celt. \, 220). On parlait donc gaulois dans le pays des Vasates.

Vasates Vasatx, Vasatii (Ausone, Ammien Marcellin) et Vasarii

(Ptolémée). On considère ces noms comme synonymes de ceux des Vocates et Basabocates. Cependant, il semble que les Vasates furent une fraction autour de Cossio et sur la rive gauche de la Garonne, répondant à l'arrondissement de Bazas, moins les cantons de Langon, Préchac et Saint-

Symphorien, mais ayant en plus, dans le département de Lot-et-Garonne, les cantons de Meilhan, Bouglon et le Mas d'Agenais. Le territoire de Casteljaloux que les êvèques d'Agen, Condom et Bazas se sont disputé avec des fortunes diverses, celui de Houeillès, du même département, et,dan> les Landes, la commune de Maillas, ainsi que le nord des cantons de Roquefort et de Gabarret, enfin le canton de Captieux, dans la Gironde, formaient le lot des Osquidates campestres que les Yasates dominaient. — Voyez cenoms.

Vasatica Dans l'organisation des successeurs de Constantin, c'est

l'ensemble du territoire des Vocates et des Yasates, formant le territoire de Bazas, moins ce qui fut donné aux Nitiobriges.

Vascones. . . ,. Les Yascons, les Basques, peuple habitant, pendant

l'antiquité, jusqu'à la fin du IVe siècle, les montagnes de la Navarre.

Le Reyno de Navarra a 8,300 kilomètres carrés et 300,000 habitants, dont la moitié n'est pas basque : il en fut sans doute de même jadis. Comme terme de comparaison, notre département des Basses Pyrénées a 7,260 hectares et 500,000 habitants.

Les limites étaient les suivantes. Au N. O., la vallée de la Bidassoa faisant alors partie de l'Aquitaine, c'est par erreur que Strabon leur attribue Fontarabie et le cap du Figuier, que Mêla donne aux Yardules. Le district de Goyzueta était aux Yardules.

Au N., des monts Aralus (Sierra de Aralar) au port de Lohiluz, près des sources de la Nive, puis la frontière actuelle de France, moins le val Carlos, jusqu'au port d'Urdos.

A l'E., les hauteurs qui forment le côté oriental de la vallée de Canfranc, y compris Jaca et la comté d'Aragon, étrangères à la Navarre actuelle.

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Au S., dans la direction de PO., la ligne de partage des eaux, de Jaca aux contreforts qui bordent le rio Aragon, jusqu'à l'Ebre, en laissant de côté la majeure partie de la merindad de Tudela ; puis le cours de l'Ebre, en remontant jusqu'à Viana, en face de Logrono.

A l'O., la ligne actuelle, de Logrono à La Sierra do Aralar.

Le renom d'anthropopbages qu'on a fait aux Vascons repose sur un malentendu. Ils le doivent à Juvénal (XV, 93 et s.) Ce poète n'a aucune idée exacte de l'événement sur lequel il déclame : ne sachant si la chose s'est passée au temps de Hannibal, de Metellus ou de Pompée, il confond Cantabres et Vascons, Calagurris et Sagonte, les temps et les lieux. Au fait, c'est de Sagonte qu'il parle (vers 114) et son vieux scholiaste a soin de le faire observer. Calagurris fut assiégée et détruite par Afranius, lieutenant de Pompée : à cette époque, elle faisait partie de la province d'Osca ; au temps de Juvénal, elle avait été réunie à une partie du pays vascon, lequel en dépendait.

Valère Maxime nous apprend que le fait d'anthropophagie est réel, mais passager et causé par la rage de la guerre civile (L. XIII, C. 6, De necessitate). Il le rend aux partisans de Sertorius enfermés dans Calagurris, et il ne nomme pas les Vascons qui, à l'époque de Pompée, étaient étrangers à cette ville, et ne prirent point part à la guerre (Cf. Oïhénart, Notitia, 27).

Vassei Ce peuple dont le nom termine la liste de Pline, fut

fondu par Auguste dans les Bituriges. L'organisation théodosienne les laissa à la diœcesis Burdigalensis, dont ils ne sont plus sortis.

Leur territoire comprenait la rive gauche de la Garonne au-dessus de Bordeaux, soit les cantons de la Brède, Podensac et Langon.

Vellates D'Anville les cherche dans le Velay, dont les habitants

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sont nommés Vellavii par César, Vellaiï et Vellauni par d'autres. Walckenaer s'est égaré en les cherchant à la Valette près d'Angoulème. Pline place les Vellates au pied des Pyrénées, entre les Lassuni et les Tomates.

Par métathèse, Vellates a donné Lavctes, Lavetanum, Lavitanum, le Lavedan, qui comprend les vallées d'Argelez, Azun, Barèges, Gavarnie, etc., communes en libertés. Barèges a porté le nom de Velletria ; mais Lourdes célèbre, dit Oïhénart, par son antique citadelle, fut le chef-lieu du Lavedan. Ce pays répond à l'arrondissement d'Argelcz.

Par une singulière coïncidence, le pays fut consacré, en 1063, à Notre-Dame-du-Puy en Velay. Cette circonstance doit elle porter à croire que les Vellates et les Vellavii sont d'une même famille? les branches ont pu se séparer lorsque la majeure partie des Aquitains fut repoussée au pied des Pyrénées. L'avenir éclairera peut-être ce mystère.

Venami Indiqué par Pline, en tète de la partie de la liste qui

contient les peuples Pyrénéens, en partant de l'Est, ce nom doit s'appliquer à un peuple très enfoncé dans la montagne. Marca cherche à transformer ce nom en Beneharnum ou Betiearni, ce qui n'est pas probable : les autres attributions ne soutiennent pas l'examen. Les Venami étant auprès des Onobrisates dont le nom suit immédiatement, nous trouvons leur habitat dans la vallée d'Aran, qui faisait alors partie de l'Aquitaine, comme le déclare Ptolémée, en disant que la Garonne prend sa source dans l'Aquitaine.

La réunion à l'Espagne eut lieu en 1192, lorsque Raymond, surnommé Alfonse II, roi d'Aragon, mariant sa pupille, Béatrix de Marsan, comtesse de Bîgorre, à Gaston de Moncade, vicomte de Béarn, s'attribua, comme cadeau de noces, la vallée d'Aran, sous prétexte qu'elle

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ne faisait pointpartie du Bigorre (Marea, Hist. de Béa ni, 1. VI, p. 496; Marca-Hispan. 1. I, c. 13, p. 65).

Les Venami ne se bornaient point là : leur habitat comprenait l'ouest du bassin de la Garonne, avec les vallées de Lisse, d'Arboust, de Ludion et de Barousse ; ils se trouvaient ainsi, selon l'indication, entre les Onobrisates, les Consoranni et les Pyrénées.

Vernemetis. ...... .... Les poésies de Fortunat, qui fut évoque de Poitiers,

contiennent (I, 9) une pièce célébrant la dédicace d'une église sous l'invocation de St-Vincent ; on y lit les deux vers suivants :

Nomine Vernemetis voluit vocitare vetustas

Quod quasi fanum ingens gallica lingua refert.

D'après les divers actes du martyre de Saint-Vincent,, l'église désignée par Fortunat était située dans les limites de la partie méridionale du diocèse d'Agen, « Juxtà terminum agennensis urbis », dans ce qui devint plus tard le diocèse de Condom. Le territoire est appelé, soit Aginnense territorium, reonemense rus, agor vellanus, soit Regio Metensium et Nemetum ; enfin, l'emplacement était celui du « Castrum quod ab incolis Pompeiacum dicitur, ferè quinis millibus à Reonemense separatum ».

Il y a, dans les départements du Gers, de la Gironde et de Lot-et-Garonne, deux Pompéjac et deux Pompiac ; aucune de ces localités ne répond au signalement que donne Fortunat, lorsqu'il caractérise la construction, par ce titre : « De basilicà ultra Garumnam. »

Il s'agit ici de l'église du Mas d'Agenais consacrée à Saint-Vincent et qui fut bâtie sur l'emplacement d'une enceinte consacrée à une divinité païenne. Les Gaulois n'ayant point de temples bâtis, accomplissaient dans les

bois les cérémonies de leur religion : c'est aussi ce qu'exprime le mot fanum, enceinte délimitée par une ceinture de pierres, dans les bois.

Nemed, nemet, neimhe, exprime ce qui est sacré, vénérable : un sanctuaire, les lieux d'assemblées politiques ou religieuses. Le sens propre est céleste, le ciel, en gaélique, se disant nem qui devient nef (prononcez nev) en comique, et env en bas-breton.

Le mot gaulois nemet signifie donc temple, enceinte consacrée ; on le trouve en composition dans divers noms de lieux : Nemetocennœ, Arras; Nemetodurum, Nanterre; Aurjustonemetum, Clermont. L'Itinéraire donne Tasinemetum en Norique, et Vernemetum dans la Grande Bretagne. Le Moyen-Age a conservé la forme Nimida (Capitul. Carloman. an. 743) et celle de Nemet (Chartul. Kimperleg. an. 4031) avec le sens de forêt sacrée. (Cf. Zeuss, 1,102, et 18G.)

Strabon, L. XII, 17, appelle A/yjvsuero? le lieu ou se réunissaient les douze chefs des Galates de l'Asie-Mineure. Adelung, 1, 56, explique que c'est un terme celtique signifiant un temple dans un bois de chênes. D'après cela, Vememetis pourrait indiquer une enceinte sacrée dans un bois d'aulnes, vern. Mais le suffixe ver est un augmentatif dont on trouve d'autres exemples dans les langues gallobretonnes; il donne la raison de l'expression de Fortunal : fanum ingens, Vernemetis.

On parlait gaulois sur la rive gauche de la Garonne.

Vernosole Station de la voie de Dax à Toulouse, dans l'Itinéraire

dWntonin, à XII iïAqux Siccœ et XV de Tolosa. Le point serait au Vernose, où l'on a trouvé des vestiges de voie romaine.

Vesubium Voyez Ussubium.

A. CASTAING — DICTIONNAIRE ETHNOGÉNIOUE.

Vicus Aquensis Ici, c'est Bagnères-de-Bigorre, comme le témoigne une

inscription trouvée dans cette ville et reproduite par Griller (f<> G, M) :

NVM-INI AVGVSTI

SACRVM

SECVNDVS SEMBEDO

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