‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 15 sur 97 · Moniteur, réimp. i863, Introduction, p · texte numérisé non relu

Moniteur, réimp. i863, Introduction, p

4. Séance du i'^' juillet 1790. Moniteur, réimp., t. IV, p. 5i5.

dans ce grand débat de la Déclaration des Droits '. Le ij juillet, Clermont-Tonnerre affirme à plusieurs reprises dans son projet le devoir de l'État de faire le bonheur de ses administrés.

(( Art. 1er. Tous les hommes ont un penchant invincible vers la recherche du bonheur : c'est pour y parvenir par la réunion de leurs efforts qu'ils ont formé des sociétés et établi des gouvernements. Tout gouvernement doit donc avoir pour but la félicité publique.

« Art. IX. Le gouvernement, pour procurer la félicité générale, doit protég-er les droits et prescrire les devoirs... »

Le i«r août, le comte Mathieu de Montmorency proclame les droits de l'homme « invariables comme la justice, éternels comme la raison ». « La vérité, ajoute-t-il, conduit au bonheur. » Target demande « quel est l'objet de la Constitution ?» et répond : « C'est l'organisation de l'État. » — {( Quel en est le but? » « C'est le bonheur public. » Et il définit ce bonheur public le bonheur naturel de tous les citoyens par « l'exercice plein, entier et libre de tous leurs droits ».

Grandin déclare qu' « une Déclaration des Droits est comme un traité de morale ».

Barnave souhaite qu'elle devienne « le catéchisme national ».

Le 3 août, au soir, un curé, qui n'est pas nommé, parle de la Constitution comme d'une chose sacrée. « Vous allez enfin préparer une nouvelle Constitution à un des plus grands empires de l'Univers : vous voulez montrer cette divinité tutélaire, aux pieds de laquelle les habitants de la France viennent déposer leurs craintes et leurs alarmes. Vous leur direz, voilà votre Dieu, adorez-le. . . »

Le 14 août, Mirabeau traduit dans une belle envolée les

I. J'emprunte le compte rendu des séances au tome I'^' de la réimpression de V Ancien Moniteur. Bien que ce tome premier ait été composé après coup en l'an IV, on peut s'y fier dans une large mesure, car il reproduit en grande partie le Courrier de Provence..

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