PREMIÈRE PARTIE
lative ', complété par un arrêté du département de Paris', régla l'ordre et la composition de la cérémonie. Formé au faubourg Saint-Antoine, le cortège se rendit au Champ de la Fédération. Parmi les principaux emblèmes, on voyait une bannière à l'antique aux couleurs nationales avec cette devise : la Loi, un modèle de la Bastille, les enseignes des 83 départements avec ces mots : Soyons unis, nous serons libres, un drapeau de la Loi, un génie de la Loi porté sur un lectisternium, un bas-relief représentant le trait héroïque du maire d'Elampes avec une couronne civique et une guirlande de lauriers, l'écharpe du vertueux Simoneau avec une palme et un long crêpe, le buste du même, le livre de la Loi sur un trône d'or porté par des vieillards, etc. Au Champ de la Fédération s'élevait un autel de la Loi, sur lequel on brûla force encens.
Des fêtes analogues furent célébrées dans les départements en l'honneur de Simoneau, à Angers', à Tulle, à Senlis, à Lyon, etc.
A lire leurs programmes, on ne peut manquer d'être frappé de la ressemblance qu'offre leur cérémonial avec celui des fêtes funèbres de la Convention ou du Directoire. Que ce soit Desilles ou Simoneau, Mirabeau ou Voltaire, Hoche ou Joubert, le martyr à glorifier, la forme extérieure de la cérémonie reste presque identique. Les mêmes motifs, les mêmes emblèmes, les mêmes inscriptions reviennent sans cesse.
Ce culte posthume, rendu aux martyrs de la liberté, n'allait pas seulement aux hommes populaires, à ceux dont le nom était sur toutes les lèvres : il était décerné aussi