‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 37 sur 97 · Décret du 12-16 mai · texte numérisé non relu

Décret du 12-16 mai

2. Programme arrêté par le Directoire du département de Paris, pour la fête décrétée par l'Assemblée Nationale, le 18 mai'S i ^92, à la mémoire de J -G. Simoneau, maire d'Étampes. (Bib. de la Ville de Paris, 12.272).

3. A Angers, ce fut La Révellièrc qui prononça le discours. Procès-verhal de la cérémonie funèbre qui a été célébrée à Angers en l'honneur de Jacques- Guillaume Simoneau, maire d'Etampes, mort pour le maintien des lois, le jo avril iyga,par L.-M. Révellière-Lépeau.x , s. 1., in-8», 25 p. (Bib. d'Angers).

aux héros de second ordre et de troisième ordre par leurs proches, leurs amis, leurs compatriotes.

Cerutti. — Gerutti, le premier directeur de la Feuille Villageoise, fut, après sa mort, survenue au début de 1792, l'objet de nombreuses cérémonies funèbres organisées par ses partisans '.

Gouvion. — Gouvion, l'ami de Lafayette, tué à l'ennemi le 9 juin 1792, connut les mêmes honneurs que Gerutti - .

Fêtes morales. — Aux cérémonies plus proprement civiques se joignirent bientôt les cérémonies plus spécialement morales. S'il est vrai que les vertus publiques trouvent leur source dans les vertus privées, — et les hommes de la Révolution le croyaient fermement, — pourquoi celles-ci ne recevraient-elles pas les mêmes honneurs que celles-là ?

Le 4 février 1790, à la séance de la municipalité parisienne, un grenadier, dont le nom n'a pas été conservé, reçut une couronne civique et un sabre d'honneur, pour avoir sauvé, le jour de la prise de la Bastille, une jeune tille sur le point d'être lapidée par la foule, qui la prenait pour la fille du gouverneur ^.

D'autres cérémonies du même genre furent organisées à Paris, mais l'exemple de la capitale ne tarda pas à passer dans les départements. Le 20 juin 1792, le député Lacuée apprit à ses collègues de la Législative que le directoire du Lot-et-Garonne venait de décréter une fête civique pour récompenser Jean Himonet, un charretier qui, dans une émeute, avait sauvé un citoyen au péril de ses jours. Jean Himonet reçut, au nom de la Patrie, une couronne de cliêne. Faisant le récit de cette fête, Lacuée se félicitait des progrès

1. Voir dans la Feuille Villageoise du 22 mars 1792, le récit d'une de ces cérémonies qui eut lieu au Havre.

2. Cérémonie religieuse et civique qui a eu lieu le 26 juin lyga en l'honneur de Gouvion, à Franconvillela-Garenne. in-8", 11 p. (Bib. nat., Lb3!'6oi2).

3. Moniteur, réimp., t. III, p. 296. Déjà la miinicipalitc avait décerné une médaille à une dame Bouju, pour sa conduite patriotique aux journées d'octobre, Moniteur, réimp., t. III, p. 281.

Page 1