‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 54 sur 97 · I. Monifnir, léiinp., t. X, p. 188, Séance du 21 octobre · texte numérisé non relu

I. Monifnir, léiinp., t. X, p. 188, Séance du 21 octobre

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couvertes du mépris qu'elles méritent' ». Persomie sur les bancs des évèques constitutionnels, qui étaient pourtant en nombre dans l'Assemblée, n'osa protester contre ce lang^age ; aucun d'eux n'eut lidée de relever le défi ou de reprendre à son compte la motion de doin Gerle, sur de l'accueil qui l'aurait attendu.

Les évèques constitutionnels g-ardèrent le même silence impuissant et résigné, quand Hilaire, renchérissant surBaert, proposa de décréter « que toutes charges et emplois civils seraient incompatibles avec le sacerdoce, que l'éducation publique ne serait confiée qu'à des personnes laïques, sauf l'étude de la théolog-ie qui pourrait être professée par des ecclésiastiques : enfin que les actes de mariage, baptême et mortuaire seraient enregistrés par devers le greffe de la municipalité, en présence d'un officier municipal et deux témoins. » Hilaire avait développé sa proposition en attaquant de front l'institution du clergé : « Nous savons tous par exj)érience que trop longtemps le clergé, quel qui! soit, non content des fonctions sacerdotales, s'est toujours immiscé dans les fonctions civiles .... » L'influence des prêtres, à l'en croire, « est toujours dangereuse et leur opinion suspecte ». « Accoutumés à se croire au-dessus des hommes, ils veulent les maîtriser, et de cela seul qu'ils se croient plus parfaits, tout autre avis n'est que le diminutif des inspirations qu'ils appellent divines ' ». L'évêque de Périgueux, Pontard, demanda bien que l'orateur fût rappelé à l'ordre et aux vrais principes de la Constitution, mais l'Assemblée passa à l'ordre du jour.

Les jours suivants, les mêmes opinions antisacerdotales furent apportées à la tribune. Huguet ' fit cette profession de foi : « Pour un bon gouvernement, la religion n'est

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