‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 62 sur 97 · Moniteur, réimp., t. X, p. 4"i- Séance du 24 novembre · texte numérisé non relu

Moniteur, réimp., t. X, p. 4"i- Séance du 24 novembre

montré impuissant par ses seules forces à faire aimer la Révolution, puisqu'il n'avait pas sufti à sa tâche, on organiserait parallèlement à sa prédication une propagande civique dont le Comité d'instruction publique de l'Assemblée aurait la direction, et dont les clubs fourniraient les agents. Cette propagande civique affecta les formes les plus diverses. Elle se lit par le livre, par les conférences, par le théâtre. Elle se lit aussi par les fêtes civiques, et par là elle rejoignit les systèmes de fêtes nationales déjà élaborés par Mirabeau et Talleyrand. Le jour devait venir où les révolutionnaires philosophes croiraient, à l'aide de cette propagande civique, pouvoir se passer du clergé constitutionnel, et, ce jour-là, la religion révolutionnaire se détacha du catholicisme, la propagande civique devint le culte de la Raison.

Les brochures patriotiques. — La Légistative avait exhorté « tous les bons esprits à renouveler leurs efforts et à multiplier leurs instructions contre le fanatisme ». Elle avait promis de récompenser les auteurs de « bons ouvrages à la portée des citoyens des campagnes' ». Les écrivains patriotes répondirent en foule à l'appel qui leur était adressé.

A la tin de \'j()i et au commencement de 1792, les écrits philosophiques, les catéchismes patriotiques se succèdent sans interruption : V Antifanatisme ou Etrennes aux bonnes gens de Marins Duval, le Dialogue entre un curé de campagne et un vigneron sur la Constitution, par Deverac, le Catéchisme des Droits de l'Homme, par Duverneuil, le Gardien de la liberté française, [)ar Fleury, le Catéchisme du genre humain, par Roissel, et surtout le plus populaire et le modèle du genre, ï Almanach du père Gérard, de Collot d'Herbois, et bien d'autres encore '...

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