Souligné dans le texte
10 mai 1792, une dépulalion du faubourg: Sainl-Autoine venait demander aux Jacobins l'institution de conférences patriotiques dans les églises après le service divin'.
Le ministre Roland exiiortait les sociétés |)alriotiques à ne pas ralentir leur zèle pour l'instruction du peuple '. Il leur parlait déjà le même langage que leur tiendra plus tard le Comité de salut public. Les clubs n'étaient pas seuls à répondre à l'appel du ministre. Beaucoup de municipalités prêchaient la vérité au peuple tous les dimanches, el nommaient des lecteurs pour propager les bons principes ^
Les propagateurs de la raison. — Créées d'abord pour défendre la Constitution civile du clergé, ces conférences populaires ne tardèrent pas à sortir de leur cadre primitif. Après s'être attaqués d'abord aux seuls réfractaires, leurs orateurs ou lecteurs s'en prirent peu à peu à tous les prêtres sans distinction.
Dans un discours sur les sociétés populaires *, prononcé dans une mission patriotique, le 10 juin 1792, le collabo-