‹ Les origines des cultes révolutionnairesChapitre 77 sur 97 · P. loo · texte numérisé non relu

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4. Il eut immédiatement une seconde édition. Le ministre de l'Intérieur, Roland, le lit distribuer, paraît-il, dans les départements (Révolutions de Paris, n" i3,5, p. 280). Les catholiques constitutionnels essayèrent de réfuter le libelle, et couvrirent l'auteur d'injures. Voir : Lettre d'un vicaire de Faris à Charles-Alexandre de Mojr ou réflexions sur sa brochure intitulée : De V Accord de la Religion avec les cultes, s. d. (datée à tort à la main sur l'exemplaire de la Bib. Nat : 1791) in-8°, 47 P- (13ib. nat., Ld' 3834) ; Réfutation du libelle de M. De JMoy, curé de Saint-Laurent de Paris, par Jean

Jamais on n'avait encore formulé avec cette netteté et cette ampleur le projet de détruire le catholicisme en le remplaçant. Les philosophes s'approprièrent les propositions du curé de Saint-Laurent et jusqu'à ses arg-umenls et jusqu'à ses exemples. La Législative ne se séparera pas sans réaliser une partie de son programme, qui devait être appliqué en entier par la Convention et par le Directoire.

Les journaux philosophiques s'api)li({uèi'ent immédiatement à faire connaître l'écrit du curé de Saint-Laurent. La Feuille Villageoise en donna de longs extraits dans son numéro du i5 mars 1792. Les Révolutions de Parts, après avoir félicité l'auteur, tirèrent cette conclusion ' : « Seulement trois curés de cette trempe dans chaque département et le vœu de Mirabeau ne tarderait pas à être accompli, la France serait bientôt décatholicisée. Si cette bonne fortune nous arrive, nous en devrons de la reconnaissance à ce député suppléant qui consolerait bien vite l'Assemblée nationale de la perte qu'elle dit avoir fai^e dans la personne du défunt Cérutli ». Et le journal de Prud'homme ajoutait ensuite une réflexion, dont plus d'un lecteur dut sentir la justesse : a Ce que nous ne concevons pas bien, c'est de voir M. De Moy, après la profession de foi qu'il vient de publier hautement et avec succès dans son livre De l'Accord de la Religion et des Cultes, affublé encore d'une étole, d'une chasuble, chantant orenius au lutrin, et de le voir messer encore à l'autel ...»

Les idées de De Moy ne tardèrent pas à être portées à la tribune de la Législative.

Duffay , vicaire de la paroisse de Saint-Gei-main-des-Prés. Paris, l'an IV de la Liberté, l'an de grâce 1792, in-8" (Bib. Nat., Ld* 3830) ; Profession de foi de Cil. Alex De Moy, député suppléant à V '\ssemblée Nationale, et curé de la paroisse de Saint-Lanrent à Paris, rédigée en forme de catéchisme et suivie d'un entretien d'u?i Paroissien de Saint- Laurent, avec approbation à l'usage de l'Eglise constitutionnelle de France. A Paris. Craparl, 1792. in-S". 60 p. (Bib. Nat.. Ld^ 3836).

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